Un élève de 13 ans qui séchait les cours pour le climat interpellé par la police de Lierre

La police de Lierre (province d’Anvers) a appréhendé un garçon de 13 ans jeudi dernier. L’adolescent s’apprêtait à prendre le train en direction de Bruxelles pour y participer à la manifestation des jeunes du mouvement Youth for Climate. D’après la police, l’interpellation a eu lieu à la demande de l’école du garçon, une version que conteste toutefois l’établissement scolaire. "La police ne nous a pas du tout contacter, et son action est très étrange", a fait savoir la direction.

"Nous avons effectivement appréhendé jeudi un garçon de 13 ans à la gare", a indiqué la porte-parole de la police de Lierre, Magalie Derboven, au micro de Radio 2 (VRT). "Il trainait dans les rues. Nos agents se sont adressés à lui, et ont pris contact avec son école. Nous avons, après concertation, conjointement décidé de le ramener sur les bancs de l’école", précise-t-elle.

Une toute autre version

La direction de l’école Sint-Ursula avance toutefois une toute autre version des faits. "Je conteste vivement l’information selon laquelle nous avons eu un contact avec la police", a déclaré la directrice Veerle Bernaerts. "La police doit faire ce qu’elle a à faire. Mais c’est étrange de mener précisément le jour de l’action pour le climat des contrôles à la gare pour voir qui sèche les cours", s’est-elle étonnée.

"D’autres éléments de l’histoire relatée par la police ne sont pas corrects", ajoute Veerle Bernaerts. "Le garçon habite de l’autre côté de la ville, et devait dont traverser le centre pour se rendre à l’école ou à la gare. Il avait en outre un panneau en main en vue de la manifestation. Il ne trainait donc pas comme ça en rue".

L’écolier choqué

La police de Lierre a tenu à souligner que les contrôles ne visaient pas spécifiquement les élèves qui faisaient l’école buissonnière dans le cadre de l’action pour le climat. "Nous faisons régulièrement des opérations contre les élèves qui sèchent les cours, en passant principalement dans les cafés. C’est ce que nous avons fait jeudi. Nous ne cherchions donc pas uniquement au sein de la gare", s’est défendue Magalie Derboven, selon qui d’autres contrôles sont prévus les prochaines semaines.

Le garçon de 13 ans aurait, d’après son père et la direction, été fortement choqué par l’action policière. L’école a demandé une concertation d’urgence avec la police locale.