Deux ans de sursis pour des écoles primaires qui ont trop peu d’élèves

Les écoles primaires néerlandophones qui risquent de devoir fermer leurs portes fin juin par manque d’élèves recevront dorénavant deux "années de sursis" au lieu d’une seule. C’est ce qu’a décidé la ministre flamande de l’Enseignement, Hilde Crevits (CD&V). Neuf écoles qui auraient dû cesser leurs activités à la fin de l’année obtiennent ainsi encore une année supplémentaire pour tenter d’attirer de nouveaux élèves.

Les écoles doivent posséder un minimum d’élèves pour pouvoir bénéficier de subsides. Leur nombre dépend de l’endroit où se trouve chaque établissement scolaire. S’il est loin de tout, 16 élèves suffisent. Mais parfois ces écoles primaires n’atteignent même pas ce nombre restreint d’inscriptions.

Si au 1er février - moment où le compte des élèves est fait - une école n’est pas suffisamment "peuplée", la loi prévoit un an de sursis. Pendant ce laps de temps, l’établissement peut essayer d’attirer des écoliers supplémentaires, afin de pouvoir subsister.

Sur proposition de la ministre Hilde Crevits (photo), le gouvernement flamand a maintenant décidé d’allonger cette période de sursis d’un an. C’était déjà le cas dans l’enseignement spécial. "Les écoles jouent un rôle important dans la vie d’un quartier ou d’un village. Les enfants vont de préférence près de l’endroit où ils habitent avec leurs parents habitent, certainement dans l’enseignement primaire", explique la ministre flamande de l’Enseignement.

C’est une bonne nouvelle pour 9 écoles primaires qui craignaient de devoir fermer leurs portes à la fin de l’année scolaire. Elle effectuaient déjà leur année de sursis et ne parvenaient pas à accroître le nombre de leurs élèves inscrits. Certains directeurs et directrices d’écoles concernées ont réagi avec émotion à l’extension de la période de sursis.