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Inquiétudes au sein de la Raffinerie Tirlemontoise

L'inquiétude gagne le personnel de la Raffinerie Tirlemontoise (en Brabant flamand) après l'annonce par la maison-mère allemande d'un plan de restructuration. Les syndicats craignent des pertes d’emplois, voire même la fermeture de l’implantation, et exigent la convocation d'un conseil d'entreprise extraordinaire à Tirlemont.

Les prix du sucre n’ont jamais été aussi bas en Europe. C’est la raison pour laquelle l’entreprise allemande Südzucker a annoncé cette semaine vouloir réduire sa production de sucre de 700.000 tonnes par an et économiser ainsi 100 millions d'euros annuels. Des fermetures d'usine en Allemagne et en Europe ne sont pas exclues.

"L'information a provoqué beaucoup d'inquiétudes à la raffinerie de Tirlemont", explique le délégué syndical Bert Verhoogen (ABVV). "Nos délégués sont bombardés de questions. Ils ont demandé à la direction de convoquer un conseil d'entreprise, mais celle-ci ne veut pas le faire pour l'instant car il n'y a - selon elle - rien de concret à dire".

La Raffinerie Tirlemontoise, fondée en 1836, emploie dans notre pays quelque 600 personnes et possède notamment deux sucreries, à Tirlemont et Wanze, ainsi que plusieurs sites dont la Râperie de Longchamps. Les quotas européens sur le sucre ont été supprimés le 1er octobre 2017.