Une société flamande a identifié l’épave de l’avion d’Emiliano Sala

L’Ocean III, un navire de la firme de Zwevegem (Flandre occidentale) spécialisée en mesures hydrographiques a découvert l’épave de l’avion du footballeur argentin Emiliano Sala. Avec des robots sous-marins spécialisés, l'épave pourrait être identifiée visuellement plus tard.

Nos hommes à bord du navire l'OceanIII ont découvert une anomalie sur le fond marin à 40 kilomètres au nord de l'île de Guernesey samedi dans la zone de l’accident. C'est ce que Patrick Reyntjens, PDG de la compagnie maritime GEOxyz, a déclaré après la découverte par sa société de l'avion du footballeur argentin Emiliano Sala à bord. Avec des robots sous-marins spécialisés, l'épave pourrait être identifiée visuellement plus tard.

La société GEOxyz, spécialisée dans les services de mesures hydrographiques, est souvent sollicitée en cas d'incidents en mer, bien qu'elle travaille généralement pour le compte de gouvernements, de compagnies gazières et pétrolières ou de constructeurs de parcs éoliens offshore pour effectuer des mesures et des inspections.

La compagnie flamande a participé au sauvetage du paquebot Costa Concordia, qui avait chaviré au large des côtes italiennes en 2012 et fait 32 morts. Plus récemment, cette firme a aussi participé au sauvetage de la cargaison du porte-conteneurs MSC Zoe. En janvier, ce navire avait perdu 270 conteneurs dans les îles des Wadden (Pays-Bas).

"Pour rechercher l'avion d’Emiliano Sala, nous avons reçu un appel du Bureau d'enquête britannique sur les accidents aériens (British Air Accident Investigation Team) pour nous aider à rechercher l'épave," a ajouté Patrick Reyntjens. "Nous y sommes allés avec l'OceanIII en compagnie du navire MORVEN, qui a été appelé par la famille du footballeur disparu. L'OceanIII mesure 77 mètres de long, compte 38 membres d'équipage et trois grues à bord qui pourraient être utilisées pour sauver l'épave.

Avec son robot sous-marin, l'équipage de l'OceanIII pouvait déjà identifier visuellement l'avion, mais c’est à la justice d’abord de vérifier si les corps des occupants, Emiliano Sala et le pilote David Ibbotson, sont toujours présents dans l'épave. GEOxyz a son siège à Zwevegem en Flandre occidentale.

"C'est un mauvais rêve", réagit le père d'Emiliano Sala

Emiliano Sala, 28 ans, et David Ibbotson, le pilote de 59 ans, voyageaient à bord d'un monomoteur Piper Malibu qui a disparu des radars le soir du 21 janvier au-dessus de la Manche, à une vingtaine de kilomètres au nord de Guernesey.

Les deux hommes étaient partis de Nantes (ouest de la France), où l'attaquant évoluait jusque-là, et devaient rejoindre Cardiff (pays de Galles), ville du club où il venait d'être transféré contre une somme estimée par la presse à 17 millions d'euros, un record pour le club gallois.

Le contrôle aérien de l'île voisine de Jersey avait indiqué que l'avion et ses deux occupants, qui volaient dans un premier temps à 5.000 pieds, avaient demandé à descendre et évoluaient à 2.300 pieds avant de disparaître des radars.

"Je ne peux pas y croire, c'est un rêve, un mauvais rêve", a réagi dimanche le père du footballeur Horacio Sala, à la télévision argentine.

Le 26 janvier, la famille d'Emiliano Sala avait annoncé qu'elle allait poursuivre les recherches pour tenter de le retrouver grâce aux fonds récoltés par une cagnotte en ligne, après l'arrêt deux jours plus tôt des opérations de secours coordonnées par la police de Guernesey. Celle-ci jugeait "infimes" les chances de survie du joueur et de son pilote. "Nous allons continuer jusqu'au bout, nous n'arrêterons jamais", avait alors déclaré la soeur du footballeur, Romina Sala, tandis que son frère Dario se disait "convaincu" qu'Emiliano était en vie. La famille avait reçu le soutien de plusieurs joueurs, dont les internationaux argentins Lionel Messi, Gonzalo Higuain et Nicolas Otamendi.