Accord sur une Autorité européenne du travail, dossier de Marianne Thyssen

La présidence roumaine de l'Union européenne a annoncé ce jeudi avoir conclu un accord provisoire avec le Parlement européen sur un règlement établissant une Autorité européenne du travail. Il s’agit d'un des dossiers-phares de la commissaire européenne à l'Emploi, aux Affaires sociales et à la Mobilité de travail, la Belge Marianne Thyssen (photo).

Cette nouvelle instance vise à aider les États membres à mettre en œuvre les actes juridiques de l'Union européenne concernant la mobilité de la main d'œuvre dans l'Union et la coordination de la sécurité sociale. Elle fournira aussi des informations aux salariés et aux employeurs sur les aspects complexes de la mobilité transfrontière de la main d'œuvre.

L'accord sera soumis aux représentants des États membres au sein du Conseil de l'UE pour approbation. L'autorité facilitera la coopération entre Etats membres dans la lutte contre le dumping social. Elle fonctionnera un peu comme un "Europol social", en réunissant des officiers de liaison venant de tous les pays européens.

Dotée d'un budget annuel d'environ 50 millions d'euros, cette agence emploiera en théorie quelque 140 personnes. Elle devrait commencer ses travaux avant la fin de cette année et être entièrement opérationnelle à l'horizon 2023.

Si ces différents points font l'objet d'un accord entre les négociateurs des trois institutions de l'UE, le choix de la ville qui accueillera le siège de l'Autorité faisait toujours débat. Le Parlement européen réclamait d'être associé à ce processus, ce qui n'était pas prévu par les négociateurs du Conseil qui tablaient, eux, sur un accord ultérieur entre les Etats membres.

Aucun appel officiel à candidatures n'a pour l'instant été lancé, mais plusieurs pays - Chypre, la Slovaquie et la Lettonie - ont déjà proposé d'accueillir cette agence. La décision sur le siège sera prise "après l'adoption de l'acte législatif", prévoit l'accord provisoire.