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La Flandre utilisera la mer du Nord comme source d’économie "bleue"

Le gouvernement flamand et des entreprises de différents secteurs ont signé, ce vendredi, "le Cluster bleu" (Blauwe Cluster) dont l'objectif est d'utiliser les possibilités innovantes et durables de la mer du Nord. Cet engagement représente un budget de maximum 500.000 euros par an sur une période 10 ans, précise le ministre flamand de l'Innovation, Philippe Muyters.

La Flandre travaille déjà depuis quelques années avec divers "clusters", qui rassemblent les autorités, des entreprises et des chercheurs dans des domaines stratégiques pour la Région - comme l’alimentation, la logistique, l’énergie, les matériaux et la chimie. Le but est de développer ces secteurs spécifiques grâce à la recherche et l’innovation. Le gouvernement flamand vient d’y ajouter ce vendredi un "cluster fer de lance" : le Cluster bleu.

Bien que la Flandre ne possède qu’une petite région côtière, la mer du Nord offre d’innombrables possibilités dans les domaines de l’énergie, du tourisme, du transport et de l’alimentation. Les autorités veulent à l’avenir utiliser pleinement les possibilités de cette "économie bleue".

"Les scientifiques affirment que le 21e siècle sera le siècle des océans. La mer n'est pas seulement une ressource naturelle; elle offre aussi de nombreuses possibilités de recherches et d'exploitation durable pour différents secteurs", a souligné ce vendredi le ministre-président flamand Geert Bourgeois.

Le Cluster bleu sera composé des autorités régionales et d'entreprises telles que Tractebel, Colruyt, Jan De Nul ou encore Deme.

Le ministre flamand de l’Innovation, Philippe Muyters, soutient le projet avec divers fonds, soit un maximum de 500.000 euros par an pendant dix ans. D’autre part, quelque 80 millions d’euros seront mis à disposition cette année pour des projets de recherche et d’innovation que les clusters peuvent exécuter pour soutenir leur compétitivité.

Pour chaque euro investi par les autorités, les entreprises devront aussi investir au moins un euro dans la recherche, précise Philippe Muyters (photo).