Des craintes pour 2.500 emplois belges dans le secteur de la pêche

Des représentants du secteur de la pêche ont eu un entretien ce mardi avec le ministre-président flamand Geert Bourgeois au sujet des conséquences potentielles du Brexit sur leurs activités. Au moins 2.500 emplois seraient en effet dépendants d'un bon accord avec Londres quant à l'accès aux eaux territoriales britanniques, ont souligné les pêcheurs.

Les centaines d’emplois menacés concerneraient les pêcheurs, mais aussi certaines entreprises de transformation et d'autres entreprises actives dans la vente. Le ministre-président flamand Geert Bourgeois (N-VA), qui a rencontré lundi le ministre britannique des Affaires étrangères Jeremy Hunt, a déclaré à ses interlocuteurs qu'il pensait qu'un accord global, incluant tous les domaines d'activités, pouvait encore être dégagé.

Le secteur halieutique est l'un des plus sensibles dans le dossier du Brexit. Il est notamment vital pour la survie des communautés du littoral de nombreux États membres de l’Union. Si un accord de divorce est conclu entre Londres et les 27 Etats membres avant la fin du mois de mars, les deux parties disposeront encore d'un délai jusqu'à fin 2020 - la période de transition - pour définir des règles en matière d'accès à leurs eaux territoriales.

En cas de sortie du Royaume-Uni non encadrée par un accord, la flotte de pêche européenne se verrait cependant interdite de travailler dans les eaux britanniques dès le 30 mars et réciproquement.

Or les pêcheurs européens sont particulièrement actifs dans ces zones très poissonneuses. En 2015, ils avaient ainsi pêché 683.000 tonnes dans les eaux du Royaume-Uni. Les pêcheurs britanniques avaient quant à eux remonté 110.000 tonnes des eaux des 27 autres pays membres de l’Union.

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