Prostitution de mineures : Déjà 24 signalements au point de contact de Payoke à Anvers

Depuis le début de l’année, 24 victimes mineures d'exploitation sexuelle par des loverboys ont déjà été signalées au point de contact mis en place par l'association anversoise Payoke. C’est le quotidien Gazet van Antwerpen qui donne l’information ce mardi. Dans la majorité des cas les appels proviennent d’institutions de protection la jeunesse qui soupçonnent qu’une de leurs adolescentes soit devenue la victime d’un "loverboy".

24 signalements depuis début janvier, cela représente environ un tous les deux jours.

"Nous nous y attendions ", déclare le directeur de Payoke Klaus Vanhoutte. "Nous savions qu'il y avait encore un grand nombre de filles dans une zone d’ombre, qui n’avaient pas été signalées jusqu'à présent".

Ce point de contact a été récemment mis en place grâce à un budget financé par le ministre flamand du Bien être Jo Vandeurzen (CD&V). Il s'adresse principalement aux éducateurs, accompagnants ou enseignants qui soupçonnent qu'il se passe quelque chose de suspect.

"Lorsque nous recevons un tel signalement, nous nous rendons toujours sur place pour entamer des discussions ", déclare Klaus Vanhoutte. "Nous essayons ensuite de déterminer le plus rapidement possible dans quelle mesure la jeune fille est une victime. Cela peut prendre 3 à 4 semaines, car ce n'est pas si simple. Mais dans 80 % des cas, il s’agit bien de prostitution".

Si tel est le cas, une consultation ambulatoire est mise en place pour la jeune fille en question. S'il s'avère qu’elle n'est pas une victime, Payoke essaiera quand même de savoir avec l'établissement ou l'école ce qui s'est passé.

Les institutions de la jeunesse de plus en plus vigilantes

Il est frappant de constater que la grande majorité des victimes proviennent d'institutions pour jeunes. "Du Limbourg à la Flandre occidentale, ces filles sont recrutées dans toute la Flandre. La plupart d'entre elles sont mis au travail à Anvers. Les institutions de la jeunesse sont devenues très vigilantes et ont clairement appris à utiliser notre point de contact ».
Afin de pouvoir traiter les nombreux rapports, Payoke recrute de nouveaux collaborateurs.

PAYOKE est une organisation non-gouvernementale qui lutte contre la vente et l'exploitation des êtres humains (la traite des êtres humains).Outre les soins primaires, l'orientation et la protection des victimes, on expose des réseaux nationales et internationales en coopération avec les forces judiciaires et policières, l'objectif final étant l'engagement des poursuites contre les coupables.