Une faute de procédure entraîne la libération d’un policier anversois impliqué dans une organisation criminelle

Un policier anversois, âgé de 35 ans, qui avait été arrêté la semaine dernière dans le cadre de l'enquête sur une organisation criminelle liée à une bande d’assyriens a été libéré par le juge d'instruction. Le mandat d'arrêt ne précisait pas le motif pour lequel le policier avait été arrêté. Cet agent aurait fourni des services à un gang d'Assyriens-turcs arrêtés la semaine dernière. Il reste néanmoins suspect dans l'enquête.

Jeudi dernier, un agent de la police locale anversoise a été arrêté dans le cadre d’une enquête sur une bande criminelle assyrienne. Vendredi l’agent a été placé en détention il est suspecté de participation à une organisation criminelle, corruption passive, violation du secret professionnel et abus de confiance.

L’agent aurait rendu des services à cette bande criminelle arrêtée la semaine dernière. Cette bande est impliquée dans un trafic de drogues et d'armes, des activités de blanchiment d'argent et de corruption.

L'enquête qui vise la famille Y. avait débuté en novembre 2017. Quatorze personnes ont été interpellées la semaine dernière au cours de 46 perquisitions menées par la justice.

Cette organisation criminelle cherchait également à acquérir une influence au sein de la police, de l’administration communale, du port, dans des cercles politiques et au sein de l'Église.

C’est ce qu’a révélé l’arrestation d’un sous-diacre, d’un ancien fonctionnaire du port et d’un fonctionnaire communal et du conseiller communal N-VA de Malines Melikan Kucam. L’arrestation de l’agent a prouvé que la bande avait aussi une influence au sein de la police anversoise.

Lundi soir, le policier a été remis en liberté. Sa libération serait intervenue par mainlevée à la suite d'une erreur de procédure. Une mainlevée signifie qu'un juge d'instruction annule l'arrestation d'un suspect. Cela peut se produire à tout moment au cours de l'enquête et pour diverses raisons.

Sur le mandat d’arrêt ne figurait pas le motif d’inculpation du suspect. L’homme ne pourra être à nouveau arrêté que si de nouveaux éléments sont apportés. Il demeure néanmoins suspect.