Une base de données ADN permettra de chercher un parent ou enfant biologique

Des enfants adoptés qui sont à la recherche de leurs parents biologiques, ou des parents qui ont dû donner leur enfant pour l’adoption pourront dès l’an prochain bénéficier de l’aide d’une nouvelle base de données ADN flamande. Les personnes qui ont vu le jour grâce à un don de sperme ou d’ovule, ou qui ont été victimes d’une adoption forcée, pourront introduire un échantillon d’ADN dans cette base de données.

Dès le 1er janvier 2020, un Centre sur la descendance sera créé en Flandre. Il doit permettre aux enfants qui ne connaissent pas leurs parents biologiques ou aux parents qui sont à la recherche de leurs descendants de les tracer en donnant un échantillon de leur ADN. Ce matériel génétique sera stocké dans une nouvelle base de données. Si deux profils d’ADN correspondants sont trouvés, le Centre pourra organiser une rencontre entre les deux personnes, assortie d’un soutien psychologique.

L’idée de créer pareil centre s’est développée au sein du Parlement flamand au cours des cinq dernières années. Le point de départ de cette réflexion auront été les auditions au sujet d’adoptions forcées datant des années 1960 à 1990. Afin de parvenir à mettre les parents et leurs enfants concernés en contact, la députée Katrien Schryvers (CD&V) avait alors proposé de créer en Flandre une base de données d’échantillons ADN.

Premier degré

Le Parlement flamand a soutenu le projet, tandis que le ministre flamand du Bien-être et de la Famille, Jo Vandeurzen (CD&V), a libéré des fonds. Mais ces derniers mois, les membres de la majorité n’ont pas toujours été d’accord jusqu’où le Centre sur la descendance pourra aller dans le domaine de la correspondance entre deux profils.

Il a finalement été convenu que le don d’échantillon d’ADN restera libre et que la recherche d’un lien de parenté ne peut aller au-delà du premier degré. On pourra donc rechercher un parent ou un enfant, mais pas un lien de parenté entre frères et sœurs ou avec des grands-parents.

De cette façon, un donneur de sperme ou d’ovules ne peut être découvert via un autre proche sans y avoir donné son accord.

Une assistance psychologique

Si une correspondance génétique est retrouvée, le Centre sur la descendance peut organiser une rencontre entre les parents et les enfants, si ces derniers le souhaitent. Ils recevront alors un accompagnement psychologique, indique la députée Katrien Schryvers (photo).

"Il y a énormément de choses qui précèdent la recherche d’un parent proche. Souvent, il s’agit de problèmes de santé, qui mènent à des questions. Dans le cas d’adoptions forcées, les parents se demandent où leur enfant a abouti. Cela touche beaucoup un être humain. Le Centre sur la descendance veillera aussi surtout à un encadrement psychologique nécessaire", souligne Schryvers.