Jan Peumans ne comprend pas pourquoi la N-VA a quitté le gouvernement fédéral

Le président - sortant - du parlement flamand, Jan Peumans, affirme dans une biographie "ne pas comprendre" pourquoi son parti, la N-VA, a quitté le gouvernement fédéral en décembre dernier, à six mois des élections générales du 26 mai prochain.

"Vous ne pouvez pas participer à l'exercice du pouvoir pendant quatre ans et demi et puis vous défiler. Vous devez soutenir votre politique des dernières années et présenter ces résultats à l'électeur", explique ce nationaliste flamand dans cet ouvrage intitulé "Jan Peumans. Een zachte anarchist" ("Jan Peumans. Un anarchiste doux") et rédigé par son fils cadet, Wim Peumans.

Le président du parlement flamand, 68 ans, y affirme également que son parti est devenu "plus impitoyable" et qu'il "ne se sent plus chez lui (à la N-VA) comme auparavant".

Les cinq ministres et secrétaires d'Etat N-VA du gouvernement Michel 1er avaient démissionné le 9 décembre dernier pour exprimer leur opposition au Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières (dit "Pacte de Marrakech") entraînant la chute de l'équipe du Premier ministre Charles Michel (MR), désormais minoritaire et expédiant les affaires courantes.

Le livre décrit l'histoire familiale de ce diplômé en sciences politiques et sociales, originaire de Riemst (Limbourg) - il a grandi dans une famille nationaliste flamande - et sa carrière politique, depuis le niveau local puis provincial au sein de la défunte Volksunie, avant d'atteindre le niveau régional, d'abord comme député au parlement flamand, puis comme président de cette assemblée depuis dix ans.

Il a annoncé la fin de sa carrière parlementaire après les élections générales du 26 mai prochain après avoir souvent revendiqué au cours des dernières années sa liberté de parole au sein de la N-VA ou de ses membres lorsqu'ils s'éloignaient de la ligne du parti.

Il a ainsi régulièrement dénoncé ce qu'il considère comme une dérive sécuritaire de la N-VA, sur des dossiers comme l'asile et la migration, mais aussi l'achat de nouveaux avions de combat. Il a aussi critiqué des positions prises par son président, Bart De Wever, et l'ancien secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, Theo Francken.

Il avait notamment critiqué en mai dernier, en des termes à peine voilés et lors d'une émission de la VRT, les propos tenus par Bart De Wever à l'occasion du décès de Mawda, une fillette kurde de 2 ans qui avait perdu la vie dans une course-poursuite entre une camionnette transportant des migrants et la police sur l'autoroute E42.

Le président des nationalistes flamands avait alors affirmé que les parents de la fillette, décédé dans la nuit du 16 au 17 mai 2018, avaient une part de responsabilité dans cette issue tragique.

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