Légère augmentation du nombre d’euthanasies en Belgique

Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2018, le nombre d'euthanasies pratiquées dans notre pays s'élève à 2.357. D’après le service publique fédéral Santé publique, cela représente une légère augmentation par rapport à 2017 (+1,8%). La majorité d'entre elles concernaient des personnes âgées de 60 à 89 ans, parmi lesquelles se trouvaient davantage de femmes que d'hommes. Aucun mineur n'a par contre été euthanasié l'an dernier.

Le nombre d'euthanasies à domicile (46,8%) progresse toujours plus, tandis que celles pratiquées à l'hôpital diminuent encore (36,1%). Les morts douces pratiquées en home ou dans des maisons de repos et de soins continuent par ailleurs d'augmenter (14,3%).

Dans la grande majorité des cas (85,4%), le médecin estimait que le décès des patients était prévisible à brève échéance. Ainsi, chez 78,7% des personnes euthanasiées, plusieurs types de souffrances - tant physiques que psychiques - ont été constatés simultanément. Ces maux étaient toujours la conséquence d'une ou plusieurs maladies graves et incurables.

Parmi les affections principales à l'origine des demandes d'euthanasie, on retrouve des cancers (61,4%) ou une combinaison de plusieurs affections (polypathologies, 18,6%) qui n'étaient pas susceptibles de s'améliorer et qui occasionnaient de plus en plus de handicaps sérieux allant jusqu'à une défaillance d'organes.

Pas de mineurs d’âge concernés en 2018

Les demandes d'euthanasie sur la base de troubles mentaux et du comportement restent en revanche marginales (2,4% de l'ensemble des euthanasies). En outre, moins de 1% des euthanasies concernaient des patients inconscients ayant fait une déclaration anticipée.

Aucune euthanasie de mineur non émancipé n'a par ailleurs été enregistrée en 2018. Comme en 2017, la proportion de documents rédigés en néerlandais (76%) reste plus importante que celle de documents rédigés en français (24%). Le nombre d'enregistrements en français est toutefois en augmentation.