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Un millier d’élèves en internat à la demande du juge de la jeunesse

D’après Bruno Vanobbergen - le nouveau directeur de l’Agence flamande Grandir (créée en novembre 2018 via la fusion des agences Kind & Gezin et Jongerenwelzijn) - la situation ne devrait pas à priori poser problème, pour peu que les internats reçoivent les moyens nécessaires pour s’occuper des élèves concernés. L’information est rapportée par le quotidien De Morgen.

Environ 8,5% des pensionnaires en internat - ou un millier d’élèves - y ont été placés par un juge de la jeunesse. Ce pourcentage a légèrement augmenté ces dernières années.

"Il y a davantage de jeunes qui ont besoin d’aide, mais les places dans les institutions sont limitées", précise le criminologue Johan Put de l’Université catholique de Louvain (KU Leuven). "Les juges de la jeunesse doivent trouver d’autres solutions. Ils optent plus souvent pour une famille d’accueil ou un internat".

D’après Bruno Vanobbergen - l’ancien commissaire flamand aux Droits de l’enfant et nouveau directeur de l’Agence flamande Grandir -, ce placement en internat ne doit pas à priori poser de problème. A condition que les internats concernés reçoivent suffisamment de moyens pour encadrer ces jeunes.

"Pour les enfants et les jeunes qui rencontrent des difficultés à la maison, l’internat a du sens », indiquait Vanobbergen ce vendredi matin dans l’émission "De ochtend" de la VRT. "Si des problèmes se présentent, il est facile de contacter directement l’école, des enseignants ou la direction depuis l’internat, afin qu’ils tiennent l’élève à l’œil. Il ne faut pas d’office critiquer les internats, au contraire, mais il est évidemment important qu’ils soient bien équipés".

"Nous ne devons pas aborder la situation comme un problème", estime Bruno Vanobbergen (photo). "L’an dernier, j’ai rendu visite à plusieurs internats et j’y ai passé quelques nuits. C’est un bel exemple de la façon dont l’enseignement et l’aide à la jeunesse peuvent, ensemble, apporter un grand soutien".

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