La Belgique participera au développement d'un supercalculateur européen

La Belgique apportera son soutien financier au développement d'un supercalculateur européen. C’est ce qu’ont indiqué vendredi les ministres de la Politique scientifique, Sophie Wilmès (MR), et de l'Agenda numérique, Philippe De Backer (Open VLD). Les supercalculateurs utilisent des milliers de processeurs qui fonctionnent en parallèle et analysent de grandes quantités de données en temps réel. Ces machines peuvent notamment aider à développer de nouveaux médicaments et la médecine personnalisée, à faire des économies d'énergie ou encore à lutter plus efficacement contre le changement climatique.

L'Europe accuse un retard important sur les Etats-Unis, la Chine et le Japon dans le développement de cette technologie. Aucun des dix plus puissants superordinateurs au monde ne se trouvent d'ailleurs dans des pays de l'Union européenne, ce qui conduit de plus en plus souvent les scientifiques et les entreprises européennes à effectuer le traitement de leurs données en dehors de l'Union.

Pour pallier le retard du Vieux Continent, treize Etats européens - dont la Belgique - et la Commission européenne ont décidé de s'associer dans le cadre de l'initiative EuroHPC. Cette structure juridique et financière va acquérir, mettre en place et déployer dans toute l'Europe une infrastructure de calcul à haute performance (CHP) de classe mondiale.

Elle appuiera également un programme de recherche et d'innovation afin de développer les technologies et machines ainsi que les applications qui fonctionneraient sur les supercalculateurs. "Avec l'adhésion de notre pays à ce projet européen compétitif, le gouvernement fédéral confirme son engagement à continuer d'investir dans l'innovation. Via le pacte d'investissement, nous nous sommes fixés pour objectif d'élever nos investissements dans un certain nombre de domaines prioritaires. C'est un investissement concret", a souligné la ministre de la Politique scientifique, Sophie Wilmès (photo).

La Belgique devrait contribuer à hauteur de 15 millions d'euros au projet. Un accord sur la répartition de ce montant entre le Fédéral, la Flandre et la Wallonie, qui porte le dossier au nom de la Fédération Wallonie-Bruxelles, devra cependant encore être conclu.