Deux lycéennes flamandes en roadtrip dans des camps de réfugiés en Bosnie, Serbie et Hongrie

Deux lycéennes de l’Institut Sancta Maria de Louvain ont entamé vendredi une excursion peu commune. Charlotte et Noa vont en effet voyager à travers la Bosnie, la Serbie et la Hongrie pour y visiter des camps de réfugiés. Les deux adolescentes de 17 ans ont été sélectionnées avec leur enseignant pour participer au projet "Road of Change", autour de l’asile et de la migration.

"Je désire élargir mon image du monde", raconte Charlotte Peeters. "On lit et on voit beaucoup de choses dans les médias, mais dans la réalité, les choses sont souvent très différentes".

Les deux élèves de l’institut veulent voir de leurs propres yeux les problèmes que l’on peut rencontrer dans les camps de réfugiés. "Avant, je pensais comme beaucoup de gens que le problème de la migration était quelque chose qui ne me concernait pas. Mais en fait ce n’est pas du tout vrai", souligne Noa Vermaelen.

Jungle de Calais

Pour préparer leur voyage, Charlotte et Noa se sont rendues dans la jungle de Calais. "Là-bas, c’est chacun pour soi. Il faut chaque jour tenter de survivre. Les gens ont à peine de quoi boire et manger, et l’hygiène laisse vraiment à désirer", témoigne Noa. "Personnellement, ce qui m’a surtout marqué c’est de voir à quel point ces gens sont chaleureux malgré tout", souligne Charlotte.

Gagner la confiance des gens

La première école à avoir pratiqué l’immersion en Belgique est l’Athénée Léonie de Waha à Liège,  il y a tout juste 30 ans. Elle fut suivie par une école de Mouscron (Hainaut) puis de Frasnes-lez-Anvaing (Hainaut). Aujourd’hui on trouve des écoles en immersion dans toute la Wallonie, et bien sûr dans les 19 communes de la région de Bruxelles.

Le décret qui réglemente ce type d'enseignement a été voté en 1997, puis modifié en 2007, en Fédération Wallonie-Bruxelles. Ces dernières années, le nombre d'écoles en immersion n'a cessé d'augmenter et s'élève aujourd'hui à plus de 200. Il n’existe toutefois pas de chiffres sur le nombre d’élèves suivant ce programme.

Juste avant leur départ, les deux élèves se sont montrées très enthousiastes à l’idée de vivre cette aventure, organisée par l’association flamande Vluchtelingenwerk. "Cela va très certainement être une expérience inoubliable", a confié Charlotte. "J’espère surtout qu’on pourra un peu soutenir les gens sur place".

"Nous avons reçu beaucoup de conseils de la part du groupe qui est parti l’an dernier", explique de son côté Noa. "Il est par exemple important de gagner en premier lieu la confiance des gens, en leur posant des question simples et légères. Ce n’est qu’après qu’on pourra entamer de vraies conversations".