3 nouveaux centres pour les victimes de violences sexuelles arrivent à Anvers, Louvain et Charleroi

Le ministre de l'Égalité des chances, Kris Peeters (CD&V), annonce la création de nouveaux centres de prise en charge des pour les victimes de violence sexuelle. Ce qui porte le total à six en Belgique. Dans ces centres, les travailleurs sociaux collaborent avec la police et la justice pour fournir une assistance aux victimes d'abus sexuels. 

Depuis octobre 2017, la Belgique dispose de trois centres d'accueil pour victimes de violences sexuelles à Gand, Bruxelles et Liège. Ces centres sont liés à des hôpitaux et offrent différents services aux victimes de violence sexuelle : examens médicaux, traitement des traumatismes, conseils, assistance de la police ou du parquet…

Même sans publicité, de plus en plus de victimes trouvent leur chemin vers les centres. Créés en octobre et novembre 2017, ces centres se sont occupés d’environ un millier de victimes, soit 400 de plus que prévu. Entre-temps, le nombre de victimes traitées est passé à 1 281. Sept bénéficiaires sur dix ont également porté plainte auprès de la police.

Anvers, Louvain et Charleroi

Selon le ministre de l'Égalité des chances Kris Peeters (CD&V), il reste encore de nombreuses victimes qui ne portent pas plainte. "La violence sexuelle est encore très présente dans notre société ", dit Peeters. "On estime que 90 % des victimes ne déposent pas plainte. C'est pourquoi il est important que nous nous concentrions sur ces centres après les violences sexuelles."

Kris Peeters débloque le budget pour doubler le nombre de centres. Après Gand, Bruxelles et Liège, c’est au tour d’Anvers, de Louvain et de Charleroi.

La précédente secrétaire d'État à l'égalité des chances Zuhal Demir (N-VA) a annoncé précédemment que les centres de Gand, Bruxelles et Liège resteraient ouverts, car il s'agissait de projets-pilotes. En novembre, elle a plaidé en faveur de l’instauration de centres de prise en charge dans toutes les provinces.

90 % de femmes

"Le choix des lieux est lié au nombre relativement élevé de cas de violence sexuelle signalés dans ces villes", explique le ministre. Quelque 4,5 millions d'euros seront mis à disposition pour le financement permanent des centres existants et la création des trois nouveaux centres.

Environ 90 % des victimes de violence sexuelle sont des femmes, mais il y a aussi des hommes qui s'inscrivent. L'âge moyen des victimes est d'environ 24 ans. 68 % des patients ont entre 11 et 37 ans. Pas moins de 18 % des victimes ont moins de 15 ans et la plupart des victimes, soit environ 83 %, ont été violées.