Les frais de police pour les matchs de foot ont presque doublé en un an

En un an, les frais de police pour surveiller les matchs de football sont passés de 6,2 millions à près de 11 millions d'euros, révèle Het Nieuwsblad. Selon Brecht Vermeulen, député de la N-VA, ces coûts ne sont pas toujours justifiés. 

Selon le ministre de l'Intérieur Pieter De Crem (CD&V), l'augmentation du déploiement de la police est due en partie à l'arrivée du club de football Anvers en première division (classe A) et Beerschot-Wilrijk en deuxième division (classe B). Ces quatre dernières années, le nombre des supporters enregistrés a par ailleurs augmenté de presque un quart.

"Mais le ministre ajoute également qu'un certain nombre de bourgmestres et de zones de police préfèrent prendre un engagement quantitatif de la part de la police qui n'est pas toujours directement proportionnel à l'analyse concrète des risques," explique Brecht Vermeulen. "Cela signifie qu'ils déploient constamment trop d'agents de police alors que ce n'est pas toujours nécessaire."

Le député de la N-VA fait notamment allusion aux matchs à Eupen. "Il y a un policier pour 35 supporters." À Charleroi aussi, la présence policière semble être beaucoup plus importante que dans d'autres clubs. "Lors d'un certain nombre de matchs, il est clair que le nombre d’agents de police est trop élevé si l’on tient compte du nombre de supporters (à risque)."

La police locale déploie au total la moitié des effectifs. Pour le reste, un appel est lancé auprès de la police fédérale et du mécanisme national de solidarité entre les zones de police (Hycap). "En raison de la forte augmentation [des frais], cette solidarité est mise sous pression", met en garde Brecht Vermeulen.