Les élèves néerlandophones ne peuvent être prioritaires dans les écoles de la périphérie

Les parents néerlandophones ne seront pas prioritaires lorsqu'ils voudront inscrire leur enfant dans une école de la périphérie bruxelloise, a indiqué la ministre flamande de l'Enseignement, Hilde Crevits, en réponse à une question de Tom Van Grieken député flamand et président du Vlaams Belang.

Au mois de septembre, Hilde Crevits a demandé une étude sur la manière d'imposer à ces écoles un pourcentage d'enfants dont au moins un des parents est néerlandophone. La mesure était nécessaire, selon elle, car de nombreux francophones inscrivent leur enfant dans une école néerlandophone de la périphérie. Mais cette proposition est "juridiquement impossible", selon la ministre flamande.

L'administration flamande a émis plusieurs objections: puisque la Région flamande est unilingue, elle ne peut donner la priorité aux néerlandophones comme elle peut le faire à Bruxelles; une priorité limitée à la périphérie serait une discrimination par rapport aux autres écoles de Flandre; une telle priorité pourrait en outre être considérée comme une discrimination sur la base de la nationalité.

Hilde Crevits assure néanmoins que d’autres critères objectifs peuvent être pris en compte comme la distance domicile-école.