Orbán veut rester au PPE pour le réformer, Wouter Beke n'est pas impressionné

Lors d'une interview accordée ce matin aux médias hongrois, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a déclaré que son parti souhaitait rester membre du Parti populaire européen (PPE). Le président du CD&V Wouter Beke n'est pas impressionné par les déclarations d'Orbán.

La semaine dernière, le CD&V et le CDH ont demandé d’exclure le parti de Viktor Orbán, Fidesz, du premier groupe au Parlement européen, le PPE. Selon le président du CD&V, Wouter Beke, le parti du Premier ministre hongrois va à l'encontre des valeurs du PPE.

Mais Orbán lui-même veut rester au PPE. Il estime que le Parti populaire européen devrait changer de direction, et non son parti Fidesz. Sa campagne contre Jean-Claude Juncker, Président de la Commission européenne, a par ailleurs été retirée.

Wouter Beke a indiqué ce matin dans l’émission De Ochtend sur Radio 1 qu'il n'était pas impressionné par cette position du Premier ministre hongrois. "Vous ne pouvez pas construire une Europe forte et en même temps la rendre impossible de l'intérieur."

Et si Orbán reste ?

Si Fidesz est expulsé du PPE, Viktor Orbán affirme qu'il voudra poursuivre son propre chemin en formant un nouveau groupe le parti conservateur polonais au pouvoir "Droit et Justice" (PiS).

Quid si le parti d'Orbán pouvait rester dans le PPE ? Le CD&V resterait de toute façon membre du Parti populaire européen. Wouter Beke souligne le rôle fondateur de personnalités telles que Herman Van Rompuy, Leo Tindemans et Wilfried Martens.

La position du CD&V est claire selon son président : ceux qui veulent devenir membres du PPE doivent aider à soutenir le projet européen du PPE et ne pas le saboter.

Le 20 mars, le groupe des démocrates-chrétiens discutera du maintien ou non de Fidesz dans le PPE. Entre-temps, 12 partis provenant de 9 États membres différents soutiennent l'initiative visant à exclure la formation hongroise.