Dolph Cantrijn

La Flandre reste empêtrée dans ses dossiers environnementaux

L’actuel gouvernement flamand saura-t-il réconcilier nature et économie ? Plus les élections approchent, plus cette question taraude le  gouvernement Bourgeois, constate un article du quotidien De Tijd, traduit par DaarDaar. Après la démission de la ministre flamande de l’Environnement Joke Schauvliege (CD&V) sur fond de manifestations pour le climat, après l’instauration avortée du "stop au béton", un nouveau dossier se profile à l’horizon : le "mestactieplan" ou "plan lisier".

Lorsqu’il a lancé ce "mestactieplan", il y a 20 ans, le gouvernement flamand y voyait l’outil ultime de réconciliation entre nature et agriculture. L’agriculture et l’élevage intensifs saturaient les sols d’engrais que les plantes ne parvenaient pas à absorber, polluant les eaux souterraines et les cours d’eau par excès de nitrates.

On espérait que la directive Nitrates de l’Union européenne, mise en application sous forme de plans "lisier", contribue à résoudre le problème. Tous les quatre ans, le gouvernement flamand propose un nouveau plan lisier; celui qui est en préparation pour l’instant porte le n°6. La ministre Joke Schauvliege a pu de justesse en présenter au Parlement flamand une première version, qui aurait déjà reçu le feu vert de la Commission européenne, selon le cabinet de son successeur Koen Van den Heuvel (CD&V).

L’idée de départ consiste à formuler un nouveau plan lisier plus restrictif que le précédent. Encore faudrait-il parvenir à s’entendre, au sein du gouvernement, sur le degré de sévérité à lui donner. Dans ce dossier, la N-VA joue à fond la carte environnementale, mais le CD&V répugne à imposer trop de charges nouvelles aux agriculteurs.

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