Le français boudé dans l’enseignement pour adultes en Flandre

Le nombre de Flamands qui apprennent une langue étrangère dans l'enseignement pour adultes est en chute libre, si l’on en croit une information rapportée par les journaux De Standaard, Het Nieuwsblad et Gazet van Antwerpen. Le français est particulièrement victime de ce désintérêt, avec 22% d'étudiants en moins en cinq ans.

Entre 2013 et 2017, le nombre d'inscrits apprenant une langue étrangère en Flandre est passé de 154.709 à 134.890. Ce sont surtout des langues telles que le français, l'anglais et l'allemand qui souffrent de ce recul, indiquent les chiffres qu'avait demandés la députée flamande Vera Celis (N-VA) à la ministre régionale de l'Enseignement Hilde Crevits (CD&V).

Le fait que les Flamands comprennent mieux l'anglais - parce qu’ils y sont de plus en plus confrontés depuis une bonne dizaine d'années - les pousse sans doute moins à suivre des cours, interprètent les journaux. Mais ce raisonnement n'est par contre pas valable pour le français et l'allemand. Des langues comme l'espagnol et l'italien continuent par contre à séduire les adultes.

Selon les données de l'office flamand pour l'emploi VDAB, la connaissance d'une ou plusieurs langues est requise dans près de la moitié des offres d'emploi en Belgique. Dans la plupart des cas, l'employeur demande que ses salariés parlent le français (23%), suivi de l'anglais (19%).

L'organisation des entrepreneurs flamands Voka s'inquiète de ces statistiques. "La connaissance des langues est pourtant nécessaire pour pourvoir aux nombreux postes vacants", insiste l’organisation.