L’enseignement flamand en grève générale ce mercredi

De très nombreux enseignants flamands étaient en grève ce mercredi. L’action est notamment menée pour protester contre la pression du travail, la pénurie d’instituteurs et le manque d’investissements dans l’enseignement.

"Même un enfant sait de quoi l’enseignement a besoin". Tel est le slogan des syndicats qui avaient appelé fin février à une action de grève le 20 mars.

Les enseignants se plaignent globalement d’une trop grande pression de travail, qui découlerait d’un manque de soutien dans le cadre du dénommé décret M. Ce décret prévoit que les élèves atteints d’un handicap ou d’un trouble peuvent suivre l’enseignement normal.

Les syndicats dénoncent en outre la pénurie d’instituteurs qui touche de très nombreux établissement. Ils protestent également contre la politique de retraite qui impose aux enseignants "de travailler plus longtemps pour une plus petite pension". La grève constitue un signal adressé au prochain gouvernement flamand qui, selon les syndicats, devra davantage investir dans l’enseignement.

"Succès phénoménal"

D'après les chiffres de la Christelijke Onderwijscentrale (COC), pas moins de 40.000 enseignants flamands se sont croisés les bras tous niveaux confondus.

"C'est un succès phénoménal étant donné que l'action d'aujourd'hui n'est qu'une anticipation vis-à-vis d'une future politique d'enseignement", constate le syndicat chrétien.

La mobilisation a été la plus importante dans l'enseignement primaire et secondaire avec 85% de grévistes recensés. "Ce n'est pas illogique vu que l'enseignement obligatoire compte le plus de personnel.  

Notons que d'après l'administration de l'enseignement, seuls 16% des instituteurs ont suivi le mouvement de grève. Ces chiffres sont encore provisoires car les écoles qui ont gardé portes closes n'ont pas encore remis leurs données à l'administration.