Une neurochirurgienne condamnée à 5 ans de prison avec sursis pour avoir tué sa fille

La cour d'assises du Brabant flamand a condamné jeudi soir la neurochirurgienne Mehrnaz Didgar (photo) à cinq ans de prison avec sursis pour l'assassinat de sa fille Eline Pans, âgée de 14 ans à l’époque des faits. La mère a pu quitter la prison dès ce vendredi matin. Elle veut entamer un traitement psychiatrique.

Plus tôt dans la journée de jeudi, le jury avait reconnu Mehrnaz Didgar coupable de l'assassinat de sa fille de 14 ans. Les jurés ont admis que mère et fille souffraient de dépression. La neurochirurgienne de l'UZ Leuven avait étouffé l'adolescente le 26 juillet 2017 (photo archives). Le ministère public avait requis 26 ans de prison.

L'avocat de l'accusée, Jef Vermassen, avait quant à lui demandé de tenir compte de circonstances atténuantes dans la vie de la mère, qui avait immédiatement plaidé coupable.

Le jury a délibéré sur la peine pendant 2 heures 30. Les douze jurés et trois juges ont tenu compte de la gravité des faits et des souffrances infligées aux proches de la victime, d'après leur arrêt. Ils ont néanmoins également attribué des circonstances atténuantes à l'accusée. Casier judiciaire "impeccable" et une "grande conscience de culpabilité", mais aussi un environnement dramatique depuis la petite enfance, a souligné le président de la cour Peter Hartoch. Mehrnaz Didgar sera soumise à un sursis de cinq ans.

Les membres du jury ont posé quatre conditions de probation: elle ne pourra pas commettre de nouveaux faits, devra avoir un domicile fixe, elle devra suivre un traitement médical et psychologique, et cela dans un centre psychiatrique dans un premier temps.

"Je n'aurais jamais imaginé pouvoir avoir une deuxième chance. Je vais certainement la saisir", a déclaré la neurochirurgienne. Le président de la cour d'assises a souligné l'importance de reprendre une activité professionnelle: "Vous devez chercher un travail. Ou suivre une formation si vous n'en trouvez pas immédiatement."

En théorie, Mehrnaz Didgar devait être libérée directement après le verdict. Mais vu l'heure tardive, les formalités ne pouvaient plus être remplies à la prison de Hasselt jeudi soir. Didgar a quitté l’établissement pénitentiaire ce vendredi matin et pris le chemin d’un hôpital psychiatrique.