La Flandre va investir 400 millions d’euros pour atteindre la neutralité carbone

Au cours des 20 prochaines années, la Région flamande va investir 20 millions d'euros par an dans la recherche et le développement afin d'atteindre la neutralité carbone en 2050. D'après le ministre flamand de l'Economie, Phillippe Muyters (N-VA), qui a présenté ce samedi le projet à des chefs d'entreprises issus du secteur chimique, ce programme doit aider à faire "un grand bond en avant technologique".

Atteindre la neutralité carbone est l'une des clés de la lutte contre le dérèglement climatique. Malgré les efforts déjà concédés, les entreprises flamandes continuent d'émettre des masses importantes de CO2.

Pour y remédier, un nouvel accord a été conclu entre les autorités, le secteur de la recherche et celui de l'industrie.

"La Flandre et l'industrie présente sur son territoire doivent tout mettre en oeuvre pour réduire les émissions de CO2, mais aussi le capturer et le réutiliser", a fait valoir Philippe Muyters.

Des percées dans ces domaines pourraient permettre aux entreprises de pointe de jouer un rôle d'avant-plan sur la scène internationale.

Du soutien en échange d’efforts

"Nous ne résoudrons pas le problème du réchauffement climatique en ruinant nos entreprises par des taxes", a souligné le ministre. "Au contraire, si nous pouvons faire en sorte qu'il soit intéressant pour celles-ci d'investir dans des solutions bas carbone, nous gagnerons tous", a-t-il ajouté.

Le programme d'investissements, piloté par le cluster de la chimie et des matières plastiques Catalisti, soutiendra les projets qui pourront démontrer leur capacité à réduire les émissions de CO2 de manière significative, les capturer ou les réutiliser.

La fédération sectorielle de la chimie Essencia Vlaanderen est également associée au programme. "C'est l'industrie qui déterminera le chemin à prendre, la direction vers laquelle la recherche doit mener. Les institutions scientifiques accompliront les différentes tâches, et l'industrie devra à terme adopter les nouveautés", indique son CEO, Frank Beckx.  

Le plan pourrait également intéresser les secteurs de la construction, des transports et de l'agriculture.