L’association flamande des automobilistes veut abolir la priorité de droite

L'Association flamande des automobilistes (VAB) veut abolir la priorité de droite lorsque c’est possible. C'est ce qu'écrit le quotidien Het Nieuwsblad. À Glabbeek, dans le Brabant flamand, la priorité de droite a été supprimée fin 2017 et depuis lors, il y a eu beaucoup moins d'accidents. "La règle de priorité crée souvent de la confusion, entraîne une mauvaise réaction et donc des accidents", explique Maarten Matienko de VAB.

La priorité de droit doit être l’une des règles du code la route la plus connue dans notre pays. Mais à Glabeek, dans le Brabant cette règle a été abolie fin 2017. Cela a conduit à une diminution spectaculaire du nombre d'accidents de la circulation, a déclaré le bourgmestre Peter Reekmans (Dorpspartij). "En un an, le nombre d'accidents de la circulation liés à cette règle de priorité est passé de 18 à 3".

"Des chiffres qui prouvent que cette suppression a grandement amélioré la sécurité routière dans notre commune . Depuis lors, à l'exception de trois carrefours, la route principale doit toujours être prioritaire. La grande majorité des rues de Glabbeek sont de petites routes qui mènent à une route principale. Aux trois carrefours où des routes équivalentes se rejoignent, une signalisation claire indique clairement qui est prioritaire. Cela a permis de clarifier la situation pour tous les usagers de la route ", ajoute Peter Reekmans.

"La priorité de droite n'est pas toujours une chose logique"

L'Association flamande des automobilistes (VAB) suit ce raisonnement. "Nous voulons que la priorité de droite ne soit appliquée que de manière très sélective, afin que le conducteur qui arrive à un carrefour n'ait aucun doute quant à savoir qui a la priorité ", déclare le porte-parole Maarten Matienko.

"Dans de nombreux endroits, la priorité de droite n'est pas une chose logique : lorsqu'on se trouve sur une route principale ou le trafic est dense, il est en effet étrange de devoir donner la priorité aux conducteurs qui se trouvent sur une route annexe. Surtout si à cause de l'infrastructure même de certaines voiries, les conducteurs pensent spontanément qu'ils sont sur une voie prioritaire. C'est le flou qui crée la confusion".

"La règle de priorité de droite conduit souvent à de la confusion, à une mauvaise réaction et donc à des accidents. Chaque année, il y a 15 000 accidents parce que la règle n’est pas respectée. Et souvent, les gens ne se rendent pas compte qu'ils doivent céder la priorité, ce qui mène à de la confusion. En fait, dans la plupart des cas, la règle de priorité n'a pas été signalée. Lorsque les gens ne sont pas vigilants, ce qui arrive malheureusement souvent lorsqu'ils consultent leur smartphone, par exemple, ils ne savent pas qui a la priorité et commettent des erreurs".

Toutefois, le VAB n’est pas partisan d’une suppression totale. "Lorsqu’il n’y a pas de panneaux alors c’est la règle de la priorité qui doit être appliquée".  

"Le nouveau code de la route ne contient pas d'abolition"

Mais pour l’Institut de sécurité routière Vias, la priorité de droite doit rester la règle de base. "Vous ne pouvez pas abolir cette règle. Cependant, il faut examiner carrefour par carrefour quelle est la meilleure signalisation. Mais tous les villages ne sont pas des villages ruraux avec une seule route principale. Par exemple, il y a souvent des quartiers résidentiels où les rues sont toutes aussi importantes les unes que les autres. Dans ce cas, vous avez besoin d'un principe de base clair."

Le ministre de la Mobilité François Bellot (MR) partage la même opinion. "Le nouveau code de la route, qui est actuellement au Conseil d'État pour avis, ne contient pas d'abolition. La règle de base demeure, mais ce sont les gestionnaires des routes régionales ou locales qui peuvent agir avec la signalisation lorsqu'ils le jugent approprié ", a déclaré le porte-parole du ministre Bellot.