Planckendael échange vite des bonobos avant le Brexit

La possibilité persistante d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne semble aussi avoir des conséquences pour les animaux des zoos de Planckendael et d’Anvers. Le Brexit risquerait en effet de rendre plus compliqué, voire éventuellement impossible, l’échange d’animaux avec des jardins zoologiques situés outre-Manche. Planckendael a donc avancé l’échange d’une famille de bonobos (photo) destinée à un programme d’élevage.

Les jardins zoologiques de très nombreux pays échangent régulièrement des animaux pour en faire l’élevage. C’est notamment une façon de tenter de préserver certaines espèces en voie de disparition ou fragilisées. Mais l’éventualité d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne risquerait de rendre l’échange plus difficile avec des jardins zoologiques installés de l’autre côté de la Manche.

"Nous ne savons pas quelles seront les conséquences du Brexit pour l’échange d’animaux sauvages entre l’UE et le Royaume-Uni", explique Sander Hofman du zoo de Planckendael.

"Il se pourrait que les règles restent comparables, mais cela pourrait aussi devenir nettement plus compliqué. Nous craignons que le transport ne dure beaucoup plus longtemps, ce qui est difficile pour les animaux. L’échange pourrait aussi nécessiter nettement plus de formalités. S’il n’y a pas d’accord entre le Royaume-Uni et les autres pays de l’Union, il se pourrait même que le transport d’animaux soit suspendu. Nous préférons donc avancer la date de l’échange de la famille de bonobos".

Echange d’okapis aussi

Le zoo de Planckendael prépare actuellement un nouvel enclos pour les bonobos. Mais il n’y a pas que ce programme d’élevage qui pourrait être influencé par le Brexit. Le zoo d’Anvers veut échanger des zèbres de montagne avec le Royaume-Uni avant le 12 avril.

Les okapis (photo) sont également en difficulté parce qu’il n’y a que dix okapis au Royaume-Uni. Si un échange devient impossible avec l’Union européenne, la reproduction des okapis sera en péril.