8 000 personnes marchent pour le climat à Bruxelles, 70 "gilets jaunes" interpellés

Les manifestants de la Marche pour le climat organisée ce dimanche à Bruxelles sont arrivés au Cinquantenaire peu avant 16h00. Une heure plus tôt, le cortège avait été temporairement bloqué à la suite de dégradations commises par des 'gilets jaunes' dans la rue de la Loi.

Quelque 8.000 personnes ont participé à cette 3e grande manifestation dominicale pour le climat. S'ils étaient nettement moins nombreux que lors des 2 précédentes mobilisations, les manifestants entendaient bien maintenir la pression sur la Belgique et sur l'Europe afin qu'une politique climatique ambitieuse soit mise en place.

La manifestation a toutefois été entachée par les dégradations commises par des 'gilets jaunes' présents en nombre ce dimanche. A hauteur de la rue de la Loi, une partie d'entre eux a quitté le cortège et brisé des vitres d'un bâtiment situé non loin. La police est parvenue à les repousser vers une rue adjacente. Une septantaine d'entre eux ont été interpellés.

"Nous nous distancions totalement des casseurs" (Anuna De Wever)

"C'est dommage que des casseurs viennent détruire des choses car nous avons toujours manifesté de manière propre et pacifique. Nous nous distancions totalement de ces actes", a ainsi expliqué Anuna De Wever, l'une des figures de Youth for Climate.

Le reste de la manifestation s'est déroulé sans incidents.
"La police a fait son travail et a pu isoler les fauteurs de troubles. Heureusement, il n'y a pas eu de blessés parmi nos manifestants", a ajouté Kim Lê Quang de l'organisation Rise for Climate.

Quelque 8.000 personnes ont manifesté ce dimanche dans les rues de la capitale. Des manifestants déçus par le refus du Parlement, jeudi, de réviser l'article 7bis de la Constitution.

"C'était vraiment décevant. C'est aussi pour ça que les gens continuent à manifester. Les politiciens doivent se rendre compte que moins ils font, plus nous, nous faisons. J'espère vraiment qu'ils ne vont pas nous ignorer. Nous continuerons à descendre dans la rue et c'est la démocratie", a conclu Anuna De Wever.