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En Flandre, un parent sur deux candidat à l’adoption abandonne la procédure

48,8% des parents, candidats à l’adoption, abandonnent en cours de procédure sans avoir pu adopter. L’information est donnée par le quotidien Het Nieuwsblad. Ces parents abandonnent souvent parce que la procédure est trop lourde ou trop longue. Mais la responsable flamande de l'adoption relativise. "Les parents sont souvent jugés inaptes ou alors décident eux-mêmes d’abonner en cours de procédure".

Près d’un parent candidat à l’adoption sur deux abandonne. Comment expliquer ce phénomène ?

Selon l’association "Het Kleine Mirakel" (Le Petit Miracle), les tracasseries administratives seraient en grande partie responsables. C’est surtout le début de la procédure qui serait trop lourde et trop longue. Par conséquent, il y aurait trop peu de candidats parents pour le nombre d’enfants. Presque le monde à l’envers

Selon Ariane Van den Berghe, la responsable flamande de l'adoption, "il ne faut pas généraliser. Et parfois il y a même trop de candidats. Mais dans certains cas, en effet, il y a trop peu de parents, mais c’est du principalement à des situations difficiles. Certains enfants ont des "besoins spécifiques", ont besoin de soins supplémentaires, ou sont déjà un peu plus âgés".

Les échanges entre pays sont souvent difficiles aussi. Pour les enfants originaires de certains pays, la procédure est particulièrement lourde. "Cela signifie que vous devez faire face à un long délai d'attente. Et cela tient aux délais très longs dans le pays d'origine : des procédures coûteuses, un long séjour sur place, les parents doivent être mariés depuis un certain temps, la religion est facteur important aussi, tout cela n'est pas évident pour tout le monde".

"Nous voulons nous concentrer sur ces situations difficiles et créer les conditions pour que la procédure d'entrée soit accélérée. De cette manière les temps d'attente seront réduits et nous pourrons limiter les abandons de la part des candidats parents. Mais on ne voit pas encore les résultats, c'est une question de temps".

"Le fait qu’il y ait un abandon de la procédure n'est pas si grave ou anormal. Tout le monde a le droit d'entamer la procédure d'adoption et c'est souvent au cours de celle-ci que les futurs parents se rendent compte soudain que ce n'est peut-être pas quelque chose pour eux. Qu'une femme tombe enceinte ou qu’un couple divorce, ce sont des choses qui arrivent. Alors l'abandon de la procédure est logique".

A quel point la procédure est-elle lente ? Il y a des candidats dont la procédure est très rapide. Mais dans le cas de certains pays d'origine, cela peut prendre de 7 à 8 ans", confirme Ariane Van den Berghe.

"C'est précisément à ces personnes que je veux apporter un soutien supplémentaire, afin que nous puissions éviter qu'elles ne mettent un terme rapidement à la procédure d’adoption".