Charles Michel toujours opposé à la liste d'articles de la Constitution à réviser

Le Premier ministre Charles Michel (MR) est toujours fermement opposé à la liste d’articles déposée par la Chambre, susceptibles d’être ouverts à révision par la prochaine assemblée. "Je ne suis pas d'accord avec la liste proposé la semaine dernière. Nous avons encore besoin d'un débat pour déterminer quels articles comportent un risque." C'est ce que le premier ministre a déclaré ce mercredi matin dans l’émission "De ochtend" sur Radio 1.

Dans des circonstances normales, à la fin du mandat du gouvernement, celui-ci présente à la Chambre et au Sénat une liste d’articles de la Constitution susceptibles d’être révisés après les élections.

En principe, cette liste est toujours approuvée. Mais dans la situation actuelle, avec un gouvernement démissionnaire et qui ne dispose plus d’une majorité au Parlement, les choses sont quelque peu différentes.

Dans ces circonstances, mardi, la Chambre adopté une liste d’une quarantaine d’articles de la Constitution susceptibles d’être ouverts à révision par la prochaine assemblée. Mais le Premier ministre a déclaré qu’il ne reprendrait pas nécessairement cette liste. Car il faudra qu'elle soit également approuvée par le Sénat et par le gouvernement.

Le Premier ministre a répété ce mercredi matin ses réticences vis-à-vis de cette liste. "Je ne suis pas d'accord avec la liste de la semaine dernière, un débat est nécessaire pour déterminer quels articles comportent un risque," a déclaré le Premier ministre.

"Je suis et je resterai contre toute forme de chaos communautaire ", a-t-il déclaré fermement. Il a ajouté que "la Constitution était une boîte" qui "avait un potentiel de chaos communautaire si nous ne sommes pas attentifs à identifier les articles qui pourront être modifiés lors de la prochaine législature".

"Je veux faire tout ce que je peux, lors de la prochaine législature, pour éviter un chaos communautaire. Car ce serait la certitude de plus d'appauvrissement et de plus de division ", a conclu le Premier ministre.