Tensions sociales chez Skeyes: l'espace aérien belge à nouveau fermé la nuit de samedi à dimanche

L'espace aérien belge sera à nouveau fermé pendant trois heures dans la nuit de vendredi à samedi par manque d'aiguilleurs du ciel, indique le porte-parole de Skeyes (ex-Belgocontrol), Dominique Dehaene. Le ciel sous contrôle de Skeyes sera fermé entre 1h30 et 4h30. Aucun avion ne pourra décoller ou atterrir depuis un aéroport du pays.

Un conflit social règne depuis longtemps chez Skeyes, l'ancien Belgocontrol. Le personnel proteste contre la surcharge et l'organisation du travail.

L'espace aérien a été fermé à plusieurs reprises ces dernières semaines en raison d'un manque de contrôleurs disponibles.

Skeyes accompagne les appareils au décollage ou à l'atterrissage ainsi que le trafic aérien jusqu'à 24.500 pieds (environ 7.500 mètres). Au-delà de cette altitude, c'est Eurocontrol qui gère le trafic.

Impact sur la fréquentation de Brussels Airport

Brussels Airport a frôlé les deux millions de passagers accueillis le mois dernier. Avec 1.999.343 personnes, l'aéroport national a connu une hausse de fréquentation de 1,9% par rapport à mars 2018. La hausse aurait pu être encore plus importante "sans les actions de grève menées par skeyes", estime cependant le gestionnaire de l'aéroport vendredi.

 

Au total, les actions chez le contrôleur aérien ont mené à l'annulation de 1,3% des vols de passagers. Mais ce n'est pas la seule explication à cette croissance plus lente le mois dernier. Celle-ci a également pu être influencée, "à moindre mesure", par la faillite de la compagnie aérienne anglaise régionale fly bmi, selon le gestionnaire.

 

Dans le détail, le nombre de passagers locaux a augmenté de 1% par rapport à la même période l'an dernier, tandis que le nombre de passagers en transit a diminué de 6,9%. Le transport de fret a lui connu une importante baisse, de 8,1% à 61.514 tonnes. Ici, cette diminution est directement imputable aux actions de skeyes, selon l'aéroport, puisque ces grèves "ont mené à l'annulation de 8,7% des vols cargo".