Une étude anversoise, qui mesure la pollution de l'air avec des fraisiers, s'étend à six pays européens

Le projet d'étude citoyen AIRbezen de l'Université d'Anvers s'étend à six autres pays européens, a-t-on appris jeudi. Sous la direction de l'institution académique anversoise, des citoyens européens vont ainsi contribuer à la recherche sur le lien entre la pollution de l'air et les espaces verts dans les villes, grâce à des fraisiers et lotiers corniculés.

Le projet AIRbezen a débuté en 2014, sous la direction du bio-ingénieur Roeland Samson de l'UAntwerpen. Plus de mille Anversois ont ainsi répertorié la pollution de l'air liée au trafic routier grâce à des fraisiers. Des campagnes ont ensuite eu lieu à Drimmelen, aux Pays-Bas, et à Saragosse, en Espagne. En Flandre orientale, plus de 10.000 personnes ont participé en 2017.

Cette recherche s'étend désormais à six pays européens: Estonie, France, Pologne, Portugal et Suisse. Les villes participantes ont été sélectionnées sur base de leur localisation, afin que plusieurs zones climatiques soient couvertes.

"Une fois de plus, nous allons surveiller la qualité de l'air liée au trafic routier en milieu urbain sur base de plants de fraisiers, fournis aux citoyens volontaires - 50 par ville", explique Roeland Samson. "Mais un nouvel aspect entre en jeu: nous allons également étudier le succès de la pollinisation des plantes en milieu urbain et pour cela, nous allons utiliser une autre plante, le lotier corniculé."

Selon M. Samson, l'analyse des résultats permettra aux scientifiques de lier la pollution de l'air à la présence d'espaces verts dans les environs. Par exemple, ils pourront dès lors déterminer la taille qu'un parc urbain doit atteindre pour avoir une influence sur le climat de la ville.

Chaque citoyen participant reçoit un fraisier et un lotier corniculé. Durant ce printemps et cet été, ils devront en prendre soin et surveiller le nombre, la taille et la forme des fraises qui pousseront. Ils devront également collecter les gousses des lotiers corniculés. L'Université d'Anvers les analysera ensuite. Les résultats sont attendus en novembre.