Une policière sur quatre a déjà été victime d’harcèlement de la part de ses collègues

Au sein de la police fédérale, une femme sur quatre affirme avoir été victime de comportements inappropriés de la part de ses collègues au moins une fois au cours des six derniers mois. C'est ce qui ressort d'une enquête sur le bien-être au travail dont fait écho vendredi le quotidien Het Laatste Nieuws. Selon cette même enquête, de nombreux agents envisagent d’arrêter de travailler pour la police.

Au total, 4.846 agents de la police fédérale ont rempli le formulaire de l’enquête. Il en ressort notamment que 26% des policières affirment avoir déjà été victime de comportement inapproprié sur leur lieu de travail.

"Ce chiffre est nettement plus élevé qu'attendu", d'après Sarah Frederick, de la police fédérale. "Ces données ne correspondent pas au nombre de plaintes au services de prévention. Nous sommes choqués et prenons cela très au sérieux." Cette nouvelle enquête doit permettre de s'attaquer au problème, selon elle. "Malheureusement, cette question est encore un grand tabou et on hésite trop souvent à dénoncer les comportements abusifs."

Renoncement

D’après cette même enquête, 27% des agents ont parfois envie de renoncer à leur poste. 19% y pensent régulièrement, et 9% (presque) toujours. Parallèlement, de très nombreux policiers indiquent être éreintés par leur fonction. Un cinquième des sondés estime que son dirigeant ne consacre aucune attention aux risques psycho-sociaux liés au travail.

Les syndicats pas étonnés

"Les chiffres sont durs, mais en même temps nous ne sommes pas surpris", indique Joery Dehaes du syndicat chrétien ACV. "Nous vivons une situation critique, et les épargnes doivent dès lors s’arrêter. C’est un signal qui indique que cela ne peut pas continuer de cette façon".