Concertation avec les cathédrales d’Anvers et de Malines

Le conseil provincial d'Anvers entend mener une concertation avec les divers services compétents en matière de sécurité incendie au sein des cathédrales d'Anvers (photo) et de Malines au lendemain du sinistre qui a partiellement ravagé Notre-Dame de Paris. "Comme bon père de famille, vous vous devez d'être attentif. Nous allons donc encore étudier tout cela et nous coordonner", indique le député provincial Luk Lemmens (N-VA). "Il existe des plans gestion des calamités qui fonctionnent bien et notre personnel est bien formé au cas où quelque chose se produirait malgré tout."

Le député rappelait ainsi que des sprinklers et un système de détection incendie ont été installés lors de la restauration menée en 2001 dans la cathédrale d'Anvers. L'édifice est en effet géré par la province, à l'exception des tours. "Quand j'entends que l'incendie n'a été constaté que lorsque le toit de la cathédrale Notre-Dame était déjà en feu, c'est qu'un tel système était inexistant ou ne fonctionnait pas correctement", souligne Luk Lemmens.

"Des dévidoirs sont également présents à Anvers et un exercice interne est mené tous les six mois avec le personnel. Nous sommes donc bien préparés. Ils savent également quelles œuvres doivent être sauvées en premier en cas d'urgence."

A Malines, on profite du chantier de restauration de la cathédrale Saint-Rombaut actuellement en cours pour améliorer drastiquement la sécurité incendie, mais il existe là aussi un bon plan d'urgence, poursuit le député provincial.

Les cloches de la cathédrale Notre-Dame d'Anvers ont résonné ce mardi entre 12h et 12h30 après l'incendie de Notre-Dame de Paris. Le carillonneur interprètait ainsi la Marseillaise, la musique funèbre du compositeur français François Couperin et le "Notre-Dame" d'Alan Menken.

Cathédrale Saint-Bavon à Gand

La sécurité de la cathédrale Notre-Dame de Tournai à revoir

Au lendemain de l'incendie de Notre-Dame de Paris, on s'interroge sur les moyens dont disposeraient les pompiers de Wallonie picarde si une telle catastrophe frappait la cathédrale de Tournai. "Le plan d'intervention doit absolument être relifté", précisait mardi, à Belga, le patron de la zone de secours.

Plus longue (134m) et aux cinq tours plus hautes (83m) que l'édifice parisien, la cathédrale Notre-Dame de Tournai a été classée en 2000 au patrimoine mondial par l'Unesco. De style gothique et roman, cette cathédrale du 12e siècle est en travaux depuis une vingtaine d'années. L'édifice a été déstabilisé le 14 août 1999 lors du passage d'une violente tornade dans le Tournaisis.

Lancés en 2000, les premiers travaux de rénovation se poursuivent aujourd'hui. Le chantier est cependant quasi terminé. "En cas d'incendie dans la cathédrale, il existe un plan interne qui doit absolument être revu. Avec le drame qui a touché l'édifice parisien, ce sera l'occasion de rouvrir le débat. On a bien un plan général rouge avec des moyens spécifiques pour ce type d'incendie, idem pour de grosses industries. Il faudra retravailler la procédure pour la protection des objets de valeur. Il faudrait d'abord savoir qui est propriétaire de ces objets de valeur, soit la province de Hainaut, l'Evêché ou des privés? ", explique le major Olivier Lowagie, responsable de la zone de secours de Wallonie picarde.

Et en cas d'incendie? "Le problème, ce sont les toitures qui sont en bois et qui sont très hautes. Impossible d'y accéder avec notre matériel et entrer dans le bâtiment en feu serait bien trop dangereux. On pourrait envisager un système automatique d'extinction dans les tours. C'est à voir d'autant qu'il ne faut pas dénaturer le bâtiment. Ce type de système est cher mais ce n'est rien à côté de la perte d'un tel bâtiment. On en a l'exemple avec Paris. Ce sera à discuter avec les responsables de la cathédrale de Tournai", indiquait encore l'officier.