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L’ONG 11.11.11 doit fermer son bureau au Burundi

L'organisation non-gouvernementale belge a été contrainte de fermer son bureau au Burundi en raison de la suspension de toutes ses activités par les autorités locales. 11.11.11 ne remplirait pas certaines des conditions imposées par le gouvernement.

Les conditions non remplies par la coupole flamande sont, d’après cette dernière, relatives aux quotas ethniques pour les employés locaux et à l'obligation de documenter et de transmettre des informations sur la composition ethnique actuelle du personnel au gouvernement.

"Bien sûr, nous voulons participer activement à une politique anti-discrimination forte qui favorise l'égalité entre les Hutus et les Tutsis au Burundi", explique Els Hertogen, directrice adjointe au sein de 11.11.11. "Mais nous pensons que cette forme de quotas implique également de grands dangers. Compte tenu de l'histoire en matière de violences ethniques et des tensions politiques actuelles, il ne nous semble pas approprié en tant qu'organisation de développement de recruter ou de licencier des personnes sur base de critères ethniques."

En outre, l'organisation affirme avoir de "sérieux doutes" quant à la conformité de cette forme de quotas avec les traités internationaux relatifs aux droits de l'homme en matière de discrimination (positive). Le 27 septembre 2018, le gouvernement burundais a décidé de suspendre toutes les activités des ONG internationales présentes au Burundi. Les organisations ont eu trois mois pour accepter de respecter une nouvelle loi plus stricte sur les ONG et de se réinscrire auprès du ministère de l'Intérieur.

La demande de réenregistrement pour 11.11.11 a été rejetée et l'organisation a donc été contrainte de fermer le bureau dans l'État centrafricain. D'autres ONG et radios locales ont également dû fermer leurs portes. En octobre, le coordinateur du bureau au Burundi avait déjà reçu l'ordre du gouvernement de quitter le pays dans les 24 heures.