Nicolas Maeterlinck

Hans Bonte demande l'intervention de B-Fast pour rapatrier des enfants de Syrie

Le député fédéral et bourgmestre de Vilvorde (Brabant flamand) a réclamé vendredi du gouvernement qu'il envoie rapidement son dispositif d'intervention d'urgence B-Fast en Syrie pour ramener en Belgique les enfants belges qui vivent, en danger de mort, dans les camps de déplacés du nord-est du pays.

D’après Hans Bonte (SP.A), la situation de ces enfants est tellement précaire que trois d'entre eux "luttent pour leur survie", alors que deux autres sont décédés le mois dernier. Le bourgmestre de Vilvorde (photo) s'inquiète de la situation dans les camps du nord-est de la Syrie, notamment celui d'Al-Hol où s'entassent des milliers de femmes et d'enfants étrangers affiliés au groupe djihadiste Etat islamique (EI).

"Des enfants vont mourir et le gouvernement belge reste passif et regarde. Il préfère laisser les enfants mourir que de poursuivre les mères ici", a déclaré Bonte dans un communiqué. Selon le bourgmestre de Vilvorde, la situation dans les camps est dramatique depuis la chute du dernier bastion de l'EI, à savoir la ville de Baghouz, le 23 mars dernier.

"En quelques semaines, le nombre de réfugiés dans le camp d'Al-Hol est passé de 20.000 à 70.000 personnes. Parmi elles se trouvent une cinquantaine d'enfants belges identifiés. Il y en a probablement davantage. Dont de nombreux enfants dont les parents - ou l'un d'entre eux - sont partis à l'époque de Vilvorde", a ajouté le député-bourgmestre. Il a dit craindre que nombre d'enfants risquent la mort par malnutrition et manque de soins médicaux.

Hans Bonte affirme également que deux enfants belges sont décédés fin mars: l'un âgé de neuf mois et l'autre d'un an et demi. Trois autres luttent contre la mort, dont deux ayant subi une amputation et l'autre de malnutrition. Il a réclamé que le gouvernement donne "cette semaine encore" son accord à l'envoi sur place d'une équipe de B-Fast pour rapatrier les enfants en danger de mort.