Le Vlaams Belang veut imposer une immersion linguistique pour ceux qui ne maîtrisent pas le néerlandais

Lors de sa "journée de la famille" organisée au domaine provincial de Bokrijk, le président du Vlaams Belang Tom Van Grieken a plaidé pour l’introduction en Flandre d’un examen centralisé pour éliminer les différences de niveau entre les différents réseaux d’enseignement. Le travail de l'enseignant doit aussi être réévalué et la charge administrative réduite.

"Il faut mettre un terme à toutes les réformes irréfléchies dans l’enseignement. Notre enseignement a besoin avant tout de tranquillité pour pouvoir se concentrer sur l'essentiel : le transfert des connaissances ", a déclaré Tom Van Grieken.

Enfin, il faut, selon le Vlaams Belang que les élèves qui ne maîtrisent pas suffisamment le néerlandais soient obligés de suivre un cours de langue d'un an afin d'atteindre le niveau requis.

Le Vlaams Belang a critiqué la N-VA, le CD&V et l'Open VLD sur l'enseignement, duquel ils ont ignoré les problèmes durant 15 ans, estime-t-il. Ces problèmes ne demandent que "cinq minutes de courage politique pour se régler", selon la formation d'extrême-droite.

La tête de liste dans le Limbourg Chris Janssens a aussi moqué les ambitions de la N-VA de briguer le poste de Premier ministre aux élections fédérales du 26 mai prochain. Chris Janssens a critiqué le "soi-disant parti nationaliste flamand qui, selon lui, a entre-temps subi la force du changement et s'est abaissé au rang des partis traditionnels.

La N-VA réclame le 16 rue de la Loi avant même que les électeurs n'aient déposé leur bulletin dans l'urne, a-t-il fustigé. "L'article 1er de ses statuts - instaurer une République de Flandre - s'est transformé en un 'Vive le Royaume de Belgique'", a ironisé Chris Janssens devant un public de 2.700 militants.

Chris Janssens a pour finir mis en doute l'adhésion que remportait une grande partie du programme appliqué par le gouvernement N-VA, CD&V et Open VLD.

"Pensez à la politique d'ouverture des frontières, à l'augmentation de l'âge de la pension, à l'immense pression fiscale, aux milliards transférés vers la Wallonie, etc.", a-t-il dénoncé en rafale.