Décès d’un enfant au centre d’asile de Broechem: cinq suspects sous mandat d'arrêt 

Le corps d'un garçon de neuf ans d’origine palestinienne a été retrouvé, mercredi, sur le terrain du centre d'asile à Broechem (Ranst), en province anversoise. Il y vivait avec sa mère âgée de 26 ans, indique le parquet d'Anvers. Il s'agit d'un décès suspect. Cinq personnes ont été interpellées dans le courant de la journée, avant que le juge d'instruction ne les place toutes sous mandat d'arrêt pour prise d'otage et assassinat.  

L'enfant avait disparu depuis lundi soir vers 22h, alors qu'il roulait à vélo dans le centre de Fedasil. Son vélo avait été retrouvé plus tard, mais le garçon était toujours porté disparu. Une recherche avait alors été entreprise mardi et mercredi sur les terrains du centre d'asile, avec la collaboration de la Cellule des personnes disparues. Le corps de l'enfant était finalement retrouvé dans un fossé, mercredi vers 16h. D’après le parquet, le décès était immédiatement apparu suspect.

Le parquet d’Anvers a demandé à un juge d'instruction d'entamer une enquête pour des faits de meurtre. Le juge d'instruction, le laboratoire et un médecin légiste sont intervenus sur place pour les premières constatations.

Cinq suspects ont été interpellés mercredi et étaient entendus ce jeudi. Le parquet n'a pas donné de précisions sur leur identité ni leur rôle présumé dans le décès de l’enfant. D'après les informations obtenues par la VRT, trois d'entre eux auraient résidé au centre d'asile de Broechem. 

En fin d'après-midi, on apprenait que le juge d'instruction a placé sous mandat d'arrêt 4 des 5 suspects. Les faits ont été qualifiés de prise d'otage et assassinat. Le cinquième suspect devait encore être présenté au juge d'instruction, en soirée. Il a ensuite également été placé sous mandat d'arrêt. Les cinq suspects ont entre 19 et 34 ans. 

Ils comparaîtront mardi en chambre du conseil, qui devra décider de la prolongation ou non de leur détention.

Un événement "dramatique", réagit le gouvernement

La ministre de l'Asile et de la Migration, Maggie De Block, était abasourdie, mercredi soir, après avoir appris le décès suspect de l’enfant au centre d'asile de Broechem (Ranst). Le Premier ministre Charles Michel a présenté ses condoléances sur Twitter

"Je souhaite témoigner mes sincères condoléances suite au décès tragique d'un enfant. Une enquête se déroulera de manière transparente et indépendante. Les coupables doivent être punis", a réagi Charles Michel, ajoutant qu'il apporte son soutien au personnel de Fedasil.

"Ce qui est arrivé est dramatique", a déclaré la ministre Maggie De Block (photo) dans un communiqué. "Il n'y a pas de mots pour cela." La ministre a ajouté que l'enquête était dans les mains de la police et de la Justice et qu'elle espérait que les circonstances du drame seront rapidement éclaircies. "Les coupables seront punis", a-t-elle clamé.

"Je suis la situation de près en collaboration avec Fedasil (l'agence responsable de l'accueil des réfugiés) et nous nous occupons de l'accompagnement de la mère et de la famille. Perdre un enfant pour une mère, et de cette manière, est la pire des choses". Les collaborateurs du centre sont très choqués par les évènements, indiquait encore la ministre.