Le corps de l’enfant assassiné au centre de Broechem sera rapatrié au Liban

La dépouille de Daniel, l’enfant palestinien de 9 ans retrouvé mort mercredi après-midi au centre d’asile de Broechem, en province anversoise, a été libérée par les autorités judiciaires et sera rapatriée probablement lundi vers le Liban. C’est ce qu’a confirmé le parquet. Le rapport d’autopsie n’est pas encore terminé. Il devrait permettre de connaitre les causes du décès de l’enfant. Une cérémonie d'adieu était organisée ce samedi pour Daniel à Broechem. 

Le corps du jeune garçon n’étant plus indispensable à la poursuite de l’enquête judiciaire, Daniel pourra être rapatrié vers le Liban, où réside son père. Probablement lundi. L’enfant de 9 ans, qui se trouvait depuis 5 mois au centre de Broechem avec sa mère et se rendait à l’école dans le voisinage, est d’origine palestino-libanaise.

Cinq hommes ont entretemps été placés sous mandat d’arrêt, soupçonnés d’enlèvement, de torture et de meurtre. Ils ont déjà été interrogés plusieurs fois par le juge d’instruction. L’un d’entre eux, au moins, nie toute implication dans les faits. Trois des suspects résidaient aussi au centre d’asile de Broechem.

"Je demande aux autorités de ne pas gracier les responsables"

Contacté par VRT NWS par téléphone ce vendredi, le papa de Daniel, qui vit au Liban, appelait les autorités belges à ne pas accorder de grâce aux auteurs de l’assassinat de son fils. Mahmoud El Alali (photo) expliquait que son fils a fait le voyage avec son épouse, dont il est séparé, depuis le Liban, en passant par la Turquie et l’Espagne. Mère et fils ont ensuite pris un taxi vers la Belgique.

El Alali dément avoir eu des dettes envers les trafiquants d’êtres humains qui ont fait passer son ex-épouse et leur fils. "Je n’ai pas de dette. Les deux ont payé 10.000 dollars par personne, donc 20.000 dollars en tout. Après cela, plus personne ne m’a contacté à propos d’argent. Mon fils et sa mère étaient en Belgique depuis 5 mois, et personne ne m’a demandé de l’argent supplémentaire. Vraiment personne".

Certains médias avaient en effet fait état d’une dette qui aurait pu être une cause de l’enlèvement de l’enfant. Mais le père, qui avoue ne "pas savoir quoi faire", dément. Reste à savoir pourquoi Daniel a été tué.

"Je ne sais pas pourquoi ils ont tué Daniel. Aurait-il payé pour quelqu’un d’autre, je ne le sais pas". Jusqu’à vendredi, Mahmoud El Alali n’avait pas encore eu de contact avec la justice belge. Mais il lançait un appel aux autorités pour qu’elles ne gracient pas les auteurs de l’assassinat de son fils. "Nous leur faisons confiance, ainsi qu’à la police et aux médias".