La N-VA ne participera pas à la mise en oeuvre du pacte sur les migrations

L'ancien secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, Theo Francken, a prévenu dimanche que son parti, la N-VA, ne "coopèrerait pas activement" à la mise en oeuvre au Pacte mondial sur les migrations si les nationalistes flamands participaient au prochain gouvernement fédéral après les élections du 26 mai prochain. C’est ce qu’il a déclaré, dimanche lors du débat entre les têtes de liste du Brabant flamand dans l’émission "De zevende dag".

C’est Dries Van Langenhove, tête de liste du Vlaams Belang dans le Brabant flamand qui a interpellé Theo Francken et lui a demandé si son parti allait "sortir" du pacte de Marrakech si la N-VA faisait partie du prochain gouvernement.

Theo Francken lui a répondu que la Belgique pouvait - bien qu'ayant approuvé ce texte - tout simplement ne pas l'appliquer, et notamment l'obligation de produire un rapport biennal sur sa mise en oeuvre. Toutefois, sortir du pacte de Marrakech n'est pas évident, a-t-il admis. 

"Donc le fait de démissionner du gouvernement fédéral n’était rien d’autre que du théâtre", en a conclu Dries Van Langenhove.

L'actuelle ministre de l'Asile et de la Migration Maggie De Block (Open VLD) a souligné les aspects positifs du Pacte. "C'est la première fois que des accords clairs sont conclus en matière de coopération, (entre pays d'origine des migrations et pays d'arrivée, ndlr), notamment en termes de reprise des demandeurs d'asile", a-t-elle souligné.

Elle a toutefois dit souhaiter des règles plus strictes pour le regroupement familial, et "que celui qui vient en Belgique ne puisse recevoir d'allocation de chômage pendant cinq ans".

Maggie De Block a aussi réclamé que les réfugiés soient accueillis dans leur propre région et aux frontières extérieures de l'Europe pour y introduire leur demande d'asile. "Venir illégalement jusqu'ici n'aurait alors, plus aucun intérêt", selon la ministre libérale.

De son côté, le ministre de la Justice Koen Geens (CD&V) a souligné qu'il ne s'agissait pas d'un traité, ce qui signifie qu'on ne peut pas en sortir. "Ce n'est pas un traité, mais un engagement de bonne volonté. Mais si l’on refuse d’en appliquer certaines parties alors ce sera sans CD&V. "Je n'aimerais alors pas être ambassadeur de Belgique auprès du Conseil de sécurité de l'ONU", a-t-il ajouté.