Les résultats des élèves dépendent plus de l’école que de l’origine sociale de l’enfant

D’après une étude de l’Université catholique de Louvain (KUL), les élèves qui suivent les cours dans une "école ghetto" ont de bien moins bonnes notes au test PISA de mathématiques que ceux qui sont dans un établissement "favorisé". Selon l’analyse du professeur Ides Nicaise, l’école est plus déterminante concernant les résultats des jeunes que la situation sociale de ces derniers.

L’étude en question s’est penchée sur la politique d’égalité des chances à l’école menée en Flandre depuis une quinzaine d'années. Ides Nicaise, et la doctorante Emilie Franck, se sont basés sur les résultats des jeunes Flamands âgés de 15 ans au test internationale PISA en mathématiques et lecture entre 2003 et 2015.

Il ressort notamment qu’un élève socialement défavorisé qui suit les cours dans un collège élitiste obtient de meilleures notes qu’un jeune privilégié dans une "école ghetto". Cette différence s’élève à environ 150 points, ce qui correspond à une avance de plus ou moins quatre années scolaires.

D’après l’étude, le fossé entre élèves aisés et socialement défavorisés n’a que très légèrement diminué entre 2003 et 2015. Le niveau des prestations reste par ailleurs directement lié à l’origine sociale des jeunes.

Selon Ides Nicaise, les autorités flamandes doivent renforcer la politique d’égalité des chances à l’école, et viser à la mixité sociale et à la qualité d’enseignement dans tous les établissements scolaires. "Trop d’enfants vulnérables atterrissent pour l’instant dans les mêmes écoles", souligne le professeur.