Une femme allaite son enfant dans la piscine de Louvain et crée une polémique

Les opinions sont partagées sur les réseaux sociaux sur l’attitude d’une mère qui allaitait son enfant dans la piscine Sportoase de Louvain (Brabant flamand). Un maître-nageur a demandé à cette femme de se rendre dans un endroit plus discret pour donner le sein à son bébé.

La femme qui allaitait sa fille sur les marches de la pataugeoire a été interpellée par un maître-nageur. Ce dernier lui a fait remarquer qu'elle pouvait allaiter beaucoup plus tranquillement sur les chaises longues qui se trouvent autour de la piscine ou dans les vestiaires. La mère pensait qu'elle avait le droit d'allaiter dans la piscine et il y a eu une brève discussion. La femme a ensuite quitté la piscine de sa propre volonté.

D’après les responsables de Sportoase les mamans avec bébés sont les bienvenues dans cette piscine. Sportoase regrette cette polémique sur l’allaitement dans l’espace public mais estime qu’allaiter dans une piscine publique n’est pas possible. "Il y a plusieurs raisons à cela, explique Michaël Schouwaerts, porte-parole de Sportoase. "Nous ne sommes pas médecins, mais bien sûr, l'eau de baignade n'est pas destinée à être bue ni à être avalée. De plus, des aliments ne doivent pas se retrouver dans l'eau, quels qu'ils soient. La demande qui a été faite est donc censée. C’est d'ailleur un autre nageur qui avait d'abord été choqué par cette femme qui allaitait dans la piscine.

Sur les réseaux sociaux les opinions sont partagées. Selon l’échevine de la politique des Soins de Louvain Bieke Verlinden (SP.A) "les femmes doivent pouvoir allaiter n’importe où et n’importe quand. Le fait de laisser entendre que c’est outrageant va beaucoup trop loin. Mais peut-être était-ce une question d’hygiène. Un bébé peut en effet régurgiter du lait" ajoute Bieke Verlinden. "C’est la raison pour laquelle il y a du chlore dans l’eau, je ne suis pas experte en la matière mais on sait bien qu’il y a aussi de l’urine dans l’eau des piscines. Cela dit lorsqu’un enfant a faim il faut aussi pouvoir le nourrir" a conclu l’échevine.