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Le nombre de mineurs non accompagnés disparus n’a jamais été aussi élevé en Belgique

0n n’avait jamais recensé en Belgique autant de mineurs non accompagnés disparus dans la nature qu’en 2018. Le Service de tutelle du Service Public Fédéral Justice en a enregistré près de 700, c'est ce qu'écrit le magazine Knack, qui participe à l’enquête européenne "Lost in Europe".

Ces mineurs qui arrivent dans notre pays sans leurs parents se retrouvent dans des centres d’accueils. En général, ils sont en transit en désirent se rendre au Royaume -Uni, considéré comme la "Terre promise". Ils ne désirent donc pas introduire de demande d’asile en Belgique. Et c’est la raison pour laquelle ils disparaissent souvent dans la nature. L’an dernier on en a recensé 697. A titre de comparaison le Service e Tutelle du Service Public Fédéral Justice a également enregistré quelque 4 400 demandes.

En réalité, toutes les disparitions doivent être signalées à la police, mais ce n'est pas toujours le cas, comme le montre l'enquête du magazine Knack.

Les différents services pensent, par exemple, que les autres ont déjà signalé la disparition. La coopération doit donc être améliorée, estime Heidi De Pauw de Child Focus. "Il est très important que lorsqu'une personne est confrontée à la disparition d'un mineur non accompagné, elle le signale à la police. Et que tous les services concernés, le ministère public, la police, le département de l'immigration, le département des tutelles, travaillent ensemble et échangent des informations, de manière à ce que cela puisse éventuellement aboutir à une solution à la disparition", déclare Heidi De Pauw.

Les mineurs qui disparaissent sont en général des garçons, dans 4 cas sur 5, selon les chiffres fournis par Child Focus. 30% d'entre eux viennent d'Afghanistan, ensuite du Maroc (13 %), de l'Érythrée (6 %) et de la Syrie (5 %). Au total, les mineurs arrivés en Belgique ont 34 nationalités différentes.

Il y a deux ans, une task-force sur les disparitions avait été mise sur pied dans notre pays. Elle avait été créé après la disparition du petit Brahim Bakali, 9 ans. Le garçon avait disparu sans laisser de trace du Département de l'immigration à Bruxelles. On l'y avait amené pour qu'il s'y inscrive afin qu'il puisse être hébergé. Mais il avait disparu pendant la pause déjeuner. Fait remarquable, personne au Service n'avait signalé la disparition.

Mais la task-force disparitions n'a pas réussi à élaborer un protocole commun pour améliorer la coopération et la circulation de l'information entre les services compétents. C'était principalement parce que les Cabinets de la Justice et de l’Asile et de la Migration n'ont pas pu se mettre d'accord, écrit encore le magazine Knack.