Du gaz moutarde s’échappe au large de Knokke-Heist. "Il faut évacuer ce cimetière de munitions"

Au large de Knokke-Heist, le cimetière de munitions contenant environ 35.000 tonnes de bombes et de grenades datant de la Première Guerre mondiale dans la mer du Nord présente des signes d'écoulement d'explosifs. A présent des traces de gaz moutarde ont été retrouvées. C’est ce que montrent les échantillons prélevés sur un banc de sable. Même si les concentrations sont limitées, le gouverneur de Flandre occidentale Carl Decaluwé appelle à l’élaboration d’un plan afin d’évacuer, en toute sécurité, toutes ces munitions.

A un kilomètre de la côte au large de Knokke-Heist se trouve un grand dépôt de munitions près du banc de sable "Paardenmarkt". On y trouve environ 35 000 tonnes de munitions.

Ces munitions ont été abandonnées à la fin des deux guerres mondiales. Chaque année, des échantillons sont prélevés dans le banc de sable afin de vérifier si des substances toxiques sont libérées.

Les derniers contrôles, à la fin de l'an dernier, ont révélé des traces de contaminations dans deux des 23 sites examinés, a déclaré le ministre de la Mer du Nord Philippe De Backer (Open VLD) dans une réponse à la question parlementaire de la députée NV-A An Capoen.

"Récemment, il est apparu que des explosifs (TNT) avaient fui, maintenant il semble que du gaz moutarde ou "Ypérite" se retrouve également dans l'eau de mer. Les concentrations sont faibles, mais elles doivent encore faire l'objet d'un suivi attentif", estime An Capoen.

"La surveillance de ces substances est d'une importance cruciale, ajoute An Capoen, car il existe encore peu de recherches sur ce qui se passe lorsque les deux substances se retrouvent ensemble dans l'eau de mer".

Le gouverneur de Flandre occidentale demande un projet pilote

Le gouverneur de Flandre occidentale Carl Decaluwé (CD&V) veut aller plus loin. Il veut qu'un travail urgent soit fait dans le cadre d'un projet pilote visant à retirer les bombes en toute sécurité. Carl Decaluwé voudrait que tout soit retiré rapidement et demande de réaliser une simulation . Quels sont les dangers que cela représente ? "On ne devrait pas attendre qu'il y ait d'autres fuites dans l'eau de la mer", a-t-il estimé.