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Schaerbeek : les parents de la fillette de 4 ans maintenant rassurés

Les parents de la fillette de 4 ans inscrite à l’Ecole communale n°1 de Schaerbeek, qui avaient craint que leur enfant ait été victime d’abus sexuels, ont appelé au calme. A la suite d’une discussion avec les experts médicaux - qui ont attribué les traces de sang retrouvées dans son slip à une infection rare -, les parents sont convaincus que leur fille n’a rien subi. Les soupçons, relayés sur les médias sociaux notamment par deux personnalités politiques qui n’avaient aucune preuve, avaient mené à des échauffourées devant l’école (photo), que le bourgmestre Bernard Clerfayt a préféré faire fermer jusqu’à ce vendredi inclus, pour rétablir la sérénité.

Une réunion devait avoir lieu ce vendredi après-midi, pour que la réouverture lundi matin de l'École communale numéro 1 de Schaerbeek, située rue Josaphat, se passe dans les meilleures conditions, indiquait le cabinet du bourgmestre Bernard Clerfayt.

Les services communaux et les autorités de l'école devaient prendre part à cette réunion, où devaient notamment être abordés la réouverture et le travail à effectuer pendant les prochaines semaines pour apaiser les relations avec le personnel de l'école, les parents d'élèves et les habitants du quartier.

Les suspicions d'abus sexuels sur l’enfant de 4 ans ont été levées par le parquet de Bruxelles. Mardi, quelque 200 personnes qui n'acceptaient pas ces conclusions ont semé le trouble devant l'école. Des vitres ont été brisées et deux personnes de Laeken et d'Anderlecht arrêtées. L'école a été fermée par le bourgmestre.

Les parents ont demandé à rencontrer les médecins et leur avocat Stéphane Jans a annoncé à différents médias ce vendredi que ses clients s'en remettent désormais à la version du parquet de Bruxelles. "Ils sont soulagés que leur fille n’ait pas été abusée. Et ils espèrent que le calme reviendra rapidement".

Le collège des échevins de Schaerbeek a décidé jeudi soir de porter plainte à l’encontre de quelques conseillers communaux bruxellois qui, selon le collège, ont été à l’origine des rumeurs d’abus sexuel sur la fillette et ont appelé à la violence. Ces conseillers nient ce qui leur est reproché.