Bruxelles Nord : Pascal Smet estime que c’est au fédéral de trouver une solution

Depuis ce lundi matin, les bus de De Lijn ne s'arrêtent plus à la Gare du Nord de Bruxelles, les chauffeurs dénonçant notamment le manque d'hygiène et de sécurité des lieux. 

Face à cette situation, le bourgmestre de Schaerbeek, Bernard Clerfayt (Défi), avait à nouveau plaidé, dimanche, lors de l'émission "De zevende dag" (VRT) pour l'ouverture d'un centre d'accueil et d'orientation pour les migrants, ce que refuse le Fédéral. 

Ce lundi, le ministre bruxellois de la Mobilité Pascal Smet (SP.A) s'est lui aussi déclaré favorable à un centre de ce type où les gens pourraient être informés et accompagnés, soit vers une procédure d'asile, soit vers un départ du pays.

“La Région bruxelloise est disposée à aider la ministre de l'Asile et de la Migration Maggie de Block à trouver une solution pour la Gare du Nord, a affirmé lundi, Pascal Smet dans l'émission De Ochtend sur Radio 1 (VRT). "Je suis content qu'elle souhaite prendre ses responsabilités mais elle va devoir liquider l'héritage de Theo Francken et de Jan Jambon", a-t-il ajouté.

"Si nous créons ce centre d'accueil, on nous tombera dessus. Et quand la police de Schaerbeek entreprend des actions policières, l'Office des étrangers, qui dépend du Fédéral, dit qu'il doit relâcher les personnes arrêtées. Le problème, c'est que jusqu'à présent, le Fédéral ne veut rien faire alors que c'est lui qui a les clés", a conclu Pascal Smet.

De Block : “Chercher des solutions plutôt que se blamer les uns les autres”

“La situation à la gare du Nord à Bruxelles est intenable”, avait estimé dimanche la ministre de la Santé publique, de l'Asile et de la Migration, Maggie De Block (Open VLD). Elle a appellé toutes les personnes concernées à oeuvrer ensemble à une solution rapide, plutôt qu'à se blâmer les uns les autres.

"Mes services et moi-même sommes prêts à assumer pleinement nos responsabilités et à contribuer à une solution", a déclaré la ministre dans une courte réaction. "Mais cela ne peut se faire que si tout le monde collabore et arrête de s'envoyer des reproches. J'ai déjà pris les contacts nécessaires et j'espère trouver une solution à court terme."

"Toutefois, je ne peux pas ouvrir un centre d'accueil pour des personnes qui ne demandent pas l'asile (en Belgique ndlr.). Ce n'est donc pas vraiment une bonne solution. Je pense qu'il faut explorer d'autres pistes : pourquoi ces gens veulent-ils  aller au Royaume-Uni et leur dire qu'ils ont peu de chance d'y arriver".