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Des universitaires menacent d’attaquer le gouvernement flamand en justice si la politique du logement ne change pas

42 universitaires et 28 organisations demandent que prochain gouvernement flamand mène une autre politique en matière de logement. Ils estiment que le nombre de logement sociaux en location doit doubler et que le prix des loyers doit baisser. “Vous devez vous attaquer à la discrimination par des tests sur le terrain afin d’assurer, à tous, un accès équitable au logement. Ils menacent d'intenter une action en justice devant le Comité social européen si le prochain gouvernement flamand ne modifie pas la politique en matière de logement.

Pour de plus en plus de gens, le fait de louer un logement n’est plus abordable en Flandre, par ailleurs, de nombreux biens en location ne sont pas en très bon état.

Dans une lettre ouverte, publiée ce lundi dans le quotidien De Standaard, 28 organisations et 42 universitaires dénoncent "la crise du logement" en Flandre.

"240 000 locataires privés pourraient bénéficier d’un logement social. Et parce que ces personnes n'ont pas assez d'argent pour acheter un logement, elles se retrouvent dans "le segment inférieur du marché locatif privé". "Les loyers élevés, la hausse des coûts de l'énergie, la mauvaise qualité de vie et les contrats de location incertains sont autant de problèmes majeurs” ajoutent les signataires de la lettre ouverte.

Ces signataires émettent trois propositions : Doubler le nombre de logements sociaux. Mieux contrôler les prix sur le marché de la location, par exemple, au moyen de subsides, qui permettraient aux propriétaires de baisser le prix de leur loyers. Et enfin garantir par des tests -effectués sur le terrain- qu'il n'y a pas de discrimination et que tout le monde a les mêmes chances de louer un logement.

Ces propositions ne sont pas sans engagement. Si elles ne sont pas inclues dans le prochain accord de coalition en Flandre, les signataires menacent d'entamer une procédure auprès du Comité social européen. Les gouvernements français et néerlandais ont déjà été condamnés pour une politique défaillante en matière de logement.