Les Lekkis, friandise typique de Renaix, condamnés à disparaître ?

La famille Vanavermaete de Renaix (Flandre orientale) a inventé la recette secrète des lekkis (un nom dérivé de "lekker" qui signifie "bon" en néerlandais) en 1847. Pendant cinq générations, elle a fabriqué les friandises dans la confiserie Spekkie. Actuellement, elle cherche un repreneur. Mais ce n’est pas chose aisée.

C’est Jean Vanavermaete, habitant de Renaix, qui lança en 1847 la fabrication des Lekkis. Ces friandises à base de quatre sortes de sucre ne sont pas seulement vendues dans les magasins de bonbons de la ville de Flandre orientale, mais sont aussi liées au pèlerinage vers Kerselare, près d’Oudenaarde.

Depuis cinq générations déjà, ces friandises sont fabriquées à la main. La tradition séculaire est maintenue en vie par les frères Patrick et Dany Vanavermaete. Mais après l’été 2019, ils veulent mettre fin à leur activité. "Nous avons tous les deux de petits ennuis de santé et nos enfants ne veulent pas reprendre l’entreprise. Nous cherchons donc un successeur. Si nous ne trouvons personne, nous fermerons boutique "

Une recette secrète

C’est donc l’avenir des Lekkis qui est en jeu. La recette précise est gardée bien secrète, mais Dany Vanavermaete veut bien en dévoiler les grandes lignes. "Nous réalisons les bonbons avec quatre sortes de sucre : du sucre cristallisé, du glucose, du sucre candi et du sirop. Nous faisons cuire le mélange à 130 degrés, puis refroidir. Puis nous étirons à la main jusqu’à obtenir une pâte blanche. Ensuite nous utilisons un outillage spécial pour tourner la pâte et donner aux bonbons leur forme typique".

C’est justement parce que la réalisation de ces friandises nécessite un travail manuel intensif qu’il devient difficile pour les deux frères de le poursuivre. Ils prennent de l’âge. Et leurs enfants ne sont pas prêts à reprendre la confection. Mais Patrick et Dany ne perdent pas espoir.

"Il y aura sans doute quelqu’un d’ici peu qui voudra bien reprendre la fabrication et à qui nous pourrons montrer comment procéder. Nous espérons que cette personne voudra alors bien reprendre aussi notre entreprise. Ce serait dommage que cette tradition familiale séculaire se perde !".

La ville de Renaix