Un demandeur d’emploi sur quatre inscrit au VDAB n’a pas trouvé de travail après un an de chomâge

Selon une enquête de l’Institut de recherche sur le Travail et la Société, (Onderzoeksinstituut voor Arbeid en Samenleving HIVA), un demandeur d'emploi sur quatre qui s’inscrit au VDAB n'a pas trouvé d'emploi après un an de chômage. Il n’aura pas non plus bénéficié d’un soutien important dans cette recherche. "Mais plus longtemps on est au chômage et plus il est difficile de retrouver un travail". Les auteurs de l’enquête demandent donc qu'une plus grande priorité soit accordée aux personnes les plus vulnérables sur le marché du travail.

Combien de demandeurs d'emploi le Service flamand de l'emploi (VDAB) n'a-t-il pas pu remettre au travail après un an ? C’est la question que se sont posée les chercheurs Ludo Struyven et Sam Desiere du HIVA. Pour trouver la réponse à cette question, ils ont suivi pendant plus d'un an 288. 000 demandeurs d'emploi.

En conclusion : 1 demandeur d'emploi sur 4 n’a pas retrouvé du travail après un an, n'a pas suivi de formation ni de stage et n’a pas pu obtenir un emploi temporaire. Bref, il n'a acquis ni formation, ni expérience professionnelle au cours de sa première année de chômage.

Il est pourtant très important d'être bien encadré pendant la première année de chomâge. "Plus une personne reste longtemps sans emploi, plus il est difficile pour elle de reprendre le travail ", explique le professeur Ludo Struyven. "Pour ceux qui n'ont pas trouvé d'emploi après un an, il y a de fortes chances qu'ils se retrouvent sans rien”.

En outre, l'étude montre que 40% de ce groupe est sorti du chômage. Par souci de clarté, cela ne signifie pas qu'ils ont trouvé du travail. Dans certains cas, ils ont été malades pendant une longue période ou ils ont pris leur retraite. "Mais nous pensons que la plupart d'entre eux se retirent du marché du travail et deviennent inactifs. Certains d'entre eux s’adresseent au CPAS pour obtenir une allocation de subsistance qui est le minimum vital", concluent les chercheurs.

Quels sont ceux qui restent sur le bord de la route ? On note un certain nombre de caractéristiques typiques ajoute Ludo Stryven.

"Ce sont principalement des demandeurs d'emploi âgés, des personnes peu qualifiées et des migrants qui ne connaissent pas le néerlandais. En tout cas, ces ont ceux qui ont plus de mal à trouver du travail."

Mais pourquoi le VDAB n'arrive-t-il pas à aider ces gens ? "Il y a plusieurs raisons à cela. Il n'y a certainement pas que les demandeurs d'emploi qui ne sont pas suffisamment motivés ", explique Stuyven. "Nous avons remarqué que l'offre n'a pas toujours été adaptée. L'offre reste insuffisante pour les groupes les plus vulnérables. Par exemple, dans l'économie sociale, pensez aux ateliers protégés ou aux initiatives locales, il y a trop peu d’offres d’emplois dans ces domaines."

"Nos recherches montrent qu'il est crucial de donner la priorité aux plus vulnérables sur le marché du travail. Il y a un groupe important de personnes qui ne travaillent pas après un an de chômage. Ce groupe devrait être maximisé par le VDAB afin d'éviter le chômage de longue durée.

Les chercheurs concluent: "Surtout lorsque les allocations diminuent ou sont supprimées avec le temps".

Philippe Muyters : "Des chiffres qui datent de 2016"

Le ministre flamand de l’Emploi Philippe Muyters (N-VA) répond aux chercheurs que les chiffres de cette étude datent de 2016.

"Entre-temps, nous avons pris un certain nombre de mesures qui garantissent spécifiquement que les demandeurs d'emploi puissent également acquérir de l'expérience professionnelle : nous encourageons cette expérience professionnelle, nous avons aussi les emplois de proximité qui peuvent constituer un premier pas vers le marché du travail, et il y a aussi le système de soins de proximité. Ce sont toutes des mesures qui ont été introduites en 2017 et 2018."