Le fossé climatique est profond entre la N-VA et Groen, mais un veto n’est pas pour autant de mise

Le président de la N-VA et candidat à la ministre-présidence flamande, Bart De Wever, et la présidente de Groen, Meyrem Almaci, étaient invités ce lundi matin à débattre sur les ondes de Radio 1 (VRT) sur le thème du changement climatique. Malgré les profondes divergences politiques entre les deux partis, Bart De Wever a affirmé qu’il n’excluait pas de gouverner avec les Verts en Flandre.

Les chances de voir Groen et la N-VA siéger au sein d’un même gouvernement semblent minimes. Ce matin encore, le fossé qui existe entre les deux partis est une nouvelle fois apparu.

Pour le leader des nationalistes flamands, l’énergie nucléaire reste ainsi "le choix le plus réaliste" pour atteindre les objectifs européens d’émission de CO2. "Nous optons pour une recette du futur", lui a répondu Meyrem Almaci, qui favorise l’énergie renouvelable.

Refus catégorique d’une taxe kilométrique

Alors qu’il y a quelques mois encore, le ministre flamand de la Mobilité, Ben Weyts (N-VA) soutenait l’introduction d’une taxe kilométrique, Bart De Wever a répété ce lundi que celle-ci ne verrait pas le jour, et qu’elle ne reviendrait pas non plus sur la table des négociations. La mesure est, sans surprise, soutenue par les écologistes de Groen.

Lors du débat, Bart De Wever a par ailleurs répété que les propositions des Verts étaient, selon lui, impayables et qu’elles allaient engendrer un "tsunami de taxes". Des affirmations que la présidente de Groen n’a pas laissé passer :  "votre soi-disant éco-réalisme n'est qu'un écran de fumée pour de l'éco-nihilisme", lui a-t-elle rétorqué.

Pas de veto en Flandre

Alors qu’à Anvers, Groen avait refusé de s’embarquer avec la N-VA pour former une nouvelle coalition, des questions se posent quant à la formation du prochain gouvernement flamand.

"Avec cette N-VA-là, absolument pas", a répondu Meyrem Almaci. "Nous devons protéger notre économie, et la santé de nos citoyens, nous devons aller dans la bonne direction, vers une coalition du climat aux ambitions sociales", a-t-elle défendu.

De son côté, Bart De Wever ne nie pas le fait qu’il existe de grosses divergences entre les deux partis. "Groen est vraiment mon dernier choix, après le PVDA (PTB)", a-t-il fait savoir. Le président de la N-VA n’exclut toutefois pas totalement une collaboration avec les écologistes flamands. "Je n’ai posé aucun veto en Flandre. Je suis juste contre le PS et Ecolo au niveau fédéral", a-t-il rappelé.