Yorick Jansens

Le port anversois sera agrandi d’un dock, sans faire disparaître Doel

Le gouvernement flamand a approuvé des plans plus concrets pour l’extension du port anversois. D’ici 2026, la capacité d’accueil de conteneurs sera accrue de près de 50%. Un nouveau bassin verra le jour, alors qu’en divers endroits des quais supplémentaires seront aménagés, pour que des bateaux puissent y amarrer. Le village de Doel (Flandre orientale) ne devra pas être sacrifié pour permettre cette extension du port - un sujet très sensible dont il a été débattu pendant des années. Il n’est cependant pas encore clair sous quelle forme le village pourra subsister.

Les plans pour l’extension de l’infrastructure portuaire à Anvers sont déjà de longue date sur la table du gouvernement flamand. Ce dernier vient cependant d’en approuver la dernière version en date, qui permettra une augmentation importante de la capacité d’accueil de conteneurs. Ce qui est réellement nécessaire pour permettre au port anversois de rester concurrentiel.

L’infrastructure portuaire pourra ainsi, à terme, accueillir près de 50% de conteneurs en plus. Concrètement, cela signifie que plus de 7 millions de conteneurs supplémentaires pourront y être traités. Ce sera notamment possible grâce à la construction d’un tout nouveau bassin sur la rive gauche de l’Escaut. Ce dernier est actuellement baptisé dock "boomerang". Il s’agira d’un bassin assez restreint, qui prolongera le Deurganckdok actuel (photo).

Dans les autres bassins existants, des quais supplémentaires seront également construits, pour permettre à davantage de bateaux d’amarrer et de décharger et charger des conteneurs. L’espace existant sera ainsi utilisé de façon plus rationnelle.

Quant au village de Doel (photo), voisin de l’infrastructure portuaire et dont on avait envisagé pendant des années la destruction pour faire place à l’extension du port, il devrait finalement être sauvé. Le ministre flamand de la Mobilité, Ben Weyts (N-VA), doit encore voir quelle forme il pourra prendre à l’avenir. Il est cependant peu probable que Doel, déjà déserté par une grande partie de ses habitants à la suite d’une première vague d’expropriations, ne redevienne un village à part entière.

Quant aux coûts des travaux d’extension portuaire, ils sont évalués à environ 1,5 milliard d’euros. Les travaux d’aménagement devraient débuter en 2021.